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Selon ses propres propos, Frank Engel, le président du CSV, "n'a rien à se reprocher et il ne pense pas à démissionner".
Il ne pense pas à démissionner pour des choses qui ne seraient pas vraies et qui auraient été montées contre lui sous une pression publique massive.
Voilà ce qu'a déclaré le président du CSV, Frank Engel, mercredi sur RTL au journal de la mi-journée, après que des membres du CSV l'aient dénoncé au parquet pour avoir reçu un salaire de l'ASBL "CSV Frëndeskrees".
Mercredi matin, la présidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen, avait déclaré sur RTL que "Frank Engel avait mis le parti dans une situation impossible." Le concerné rejette cette accusation. Ce n'est pas lui, mais ceux qui ont fait la dénonciation et l'ont ensuite rendue publique, qui porteraient préjudice au CSV.
Sur le fond, Frank Engel a expliqué qu'il savait ce qu'il avait fait pendant ces sept mois, même si cela était à présent interprété différemment par d'autres. Il n'a rien à se reprocher et a toute confiance en la justice.
Frank Engel a confirmé avoir écrit lui-même le contrat avec l'ASBL "CSV Frëndeskrees". Mais il ne s'agirait pas d'une infraction pénale. Il aurait été convenu de faire de l'ASBL en question, une fondation. Pour ce faire, il devait trouver des contributeurs. S'il n'y parvenait pas, il devait rembourser l'argent. Il ne pourrait donc être question d'un aveu qu'il n'aurait pas rempli le contrat.
L'erreur a peut-être été de ne pas dire à grand monde qu'il y avait un tel contrat. Mais ce n'est pas pertinent pénalement, selon le président du CSV, qui n'a en outre aucune intention de convoquer un comité national du parti.
A la question de savoir si, malgré cette affaire, il sera candidat à sa succession, Frank Engel a répondu: "Je ne l'exclus pas. Mais je suis en train d'y réfléchir".
Début mars, RTL avait annoncé que Frank Engel serait candidat à sa succession en avril, après qu'il ait envoyé un document de 20 pages aux membres du parti. Il y formulait des propositions pour une réorganisation du parti.
"Je leur ai dit alors que nous étions en train de réfléchir à avoir un candidat d'unité le 24 avril. Et si nous le trouvions - même si ce n'était pas moi - je serais prêt à participer. Il n'y a jamais eu aucune réaction à cette offre", a expliqué Frank Engel sur RTL. Il a encore précisé: "Je ne suis pas obstiné. Mon offre n'a jamais été acceptée. Maintenant nous avons cette situation. Vous savez: je pense que le parti a déjà connu des heures plus glorieuses."