L'automne dernier déjà, l'OGBL avait protesté devant les locaux d'Eurofoil à Dudelange, parce que la direction du producteur d'aluminium avait dénoncé la convention collective.

La direction a proposé une nouvelle convention, qui serait moins favorable aux salariés.

C'est dans ce contexte qu'un piquet de protestation avait été organisé vendredi matin devant l'entreprise. Une cinquantaine de personnes étaient présentes.

Trop de travail, pas assez de temps et davantage d'accidents de travail: tels étaient les sujets de discussion parmi les salariés réunis vendredi devant les locaux d'Eurofoil pour protester. Les conditions de travail n'y seraient tout simplement plus supportables.

Jean-Claude Wilmes, qui travaille depuis 26 ans chez Eurofoil:

"Cela devient catastrophique. Seulement un stress constant. (...) Oui, en trois jours, ce n'est absolument pas faisable. Ca ne va pas, ils rendent les gens à bout de nerfs et à l'intérieur, c'est le chaos total. Ce n'est plus qu'une question de temps, et puis nous aurons à nouveau un accident. Et j'espère juste que ce ne sera pas un grave, parce que là, il y va aussi de la vie [des gens]."

Plusieurs accidents de travail sont survenus ces dernières semaines, d'après l'OGBL. Il faudrait absolument élaborer une nouvelle convention collective pour rétablir à nouveau de meilleures conditions. Mais la direction n'a rien concédé.

Patrick Freichel  du syndicat de l'industrie métallurgique de l'OGBL:

"Ils n'avaient rien à mettre sur la table, ils restent sur leur position. Ils veulent continuer à diviser le personnel, à détruire les acquis sociaux et à embaucher de nouveaux salariés sous de mauvaises conditions. Là, nous disons non!"

Vendredi matin, un feu a été symboliquement allumé et l'entrée de l'entreprise a été fermée. Ainsi les camions ont dû rester devant les portes de l'entreprise et n'ont pas pu livrer leurs marchandises. De telles actions seront organisées tant que la direction ne sera pas ouverte à des négociations, selon le syndicat.

La direction d'Eurofoil n'a diffusé aucune déclaration officielle et n'était pas joignable vendredi matin.

Le reportage en langue luxembourgeoise: