Nouveau coup de gueule de la Fédération des hôteliers, restaurateurs et cafetiers du Luxembourg qui demande l'ouverture immédiate des terrasses "pour préparer l'ouverture au 15 mars". Mais le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille.

"Nos établissements ne sont pas la cause du problème", écrit la Fédération des hôteliers, restaurateurs et cafetiers du Grand-Duché dans un communiqué envoyé à la presse vendredi matin.

Elle évoque le nombre des infections "reparti à la hausse", en dépit de la fermeture des établissements de restauration, pour argumenter en faveur de la réouverture des terrasses puis de tous les établissements au 15 mars.

La fédération rappelle qu'une stratégie avait déjà été élaborée après le premier confinement ("Safe to serve") pour permettre aux clients d'aller au restaurant ou dans un café en "toute sécurité".

Dans son communiqué, l'Horesca "exige la réouverture immédiate des terrasses" arguant "qu'il vaut mieux avoir de petites tables en terrasse que des attroupements massifs dans l'espace public".

La fédération affirme que ses établissements peuvent être une solution à ce problème et demande en outre d'abolir l'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique. "Nous voulons des perspectives d'avenir" ajoute la fédération avant de conclure en affirmant que "des discussions avec les différents partenaires s'imposent".

UNE RÉOUVERTURE IMMÉDIATE "IMPOSSIBLE" POUR LE GOUVERNEMENT

Quelques heures après la déclaration de l'Horesca, le gouvernement a réagi via Lex Delles, ministre des Classes moyennes et du Tourisme. Au micro de RTL, il explique qu'une réouverture immédiate est "impossible" compte tenu de la hausse des infections.

Si le ministre dit comprendre le point de vue de l'Horesca sur les rassemblements publics dus au beau temps, il appelle au strict respect des règles sanitaires en vigueur.

Rappelons que l'Horesca est un des secteurs les plus touchés par cette crise sanitaire et que plusieurs manifestations ont eu lieu ces dernières semaines pour demander une réouverture au gouvernement.