Il y a un an, juste avant le début de la pandémie, une table ronde de la santé était lancée.

Un bilan intermédiaire des travaux réalisés par les différents groupes de travail, a été présenté mardi matin. La collaboration entre les hôpitaux et les structures ambulatoires, ainsi que l'amélioration des relations entre les prestataires et les patients ont déjà été discutées. Il s'agira ici avant tout d'agir sur la simplification des procédures. Cela vaudra aussi pour la collaboration entre les différentes professions de santé. Il faut notamment promouvoir ces dernières, et ce, aussi dans le cadre de la médecine universitaire au Luxembourg.

13 projets ont été élaborés dans les trois premiers groupes de travail.

Dans un premier point, les professionnels de santé indépendants devraient avoir la possibilité de se réunir et de fonder une société. Des cabinets médicaux plus grands et plus modernes pourraient ainsi être créés. La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a affirmé qu'il faudrait que ce soit sous une forme commerciale, mais très clairement avec un objet civil.

Le Collège médical et le Conseil supérieur de plusieurs groupes professionnels devraient être réformés afin de pouvoir défendre leurs intérêts avec plus de force vis-à-vis des responsables politiques.

Un point important est la révision des attributions professionnelles, notamment pour les infirmières et infirmiers. La formation devrait aussi être adaptée et des discussions seraient en cours pour élever cette formation au niveau bachelor. Des consultations ont lieu actuellement avec des acteurs sur le terrain.

Un autre projet prévoit la réalisation d'un état des lieux dans le secteur extra-hospitalier, afin de déterminer précisément ce qui est déjà proposé en matière de services et de soins et ce qui manque encore.

Pour le patient, le projet de "tiers payant" ou de "paiement direct" est certainement intéressant. Il prévoit que le patient devra uniquement payer la différence de la facture, qui n'est pas remboursée par la Caisse nationale de Santé. Cela signifierait donc que le remboursement de la facture médicale ne devrait plus être demandé à la CNS, mais que cette dernière virerait directement le remboursement aux médecins. Ce projet devrait entrer en vigueur d'ici 2023 et s'inscrit dans le cadre de la digitalisation qui doit être promue dans l'ensemble du secteur de la santé. Cela aurait été demandé par de nombreux acteurs de la table ronde, selon le ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider.

Les travaux vont se poursuivre dans les trois groupes de travail qui s'occupent de la prévention, de l'avenir de la médecine et du financement du système de santé.