Le directeur général de Luxair, Gilles Feith, a déclaré lundi que la compagnie aérienne luxembourgeoise allait "très mal" et qu'elle devait "réduire les coûts partout où c'est possible".

Gilles Feith le savait: en reprenant les fonctions d'Adrien Ney au mois de juin 2020, il allait se confronter à des problématiques uniques liées à la pandémie de coronavirus. ll a répondu lundi aux questions de nos collègues de la radio et a dressé un bilan mitigé de la situation de la compagnie aérienne luxembourgeoise.

En effet, le directeur général a affirmé que "les retours étaient bons" après la semaine de vacances qui vient de s'achever. Il en a également profité pour promouvoir la ligne Luxembourg-Dubai qui a été lancée pendant les vacances de carnaval et qui sera maintenue pour la période comprise entre le 29 mars et le mois de juin.

Gilles Feith a cependant déploré le fait que la Direction de la Santé exige des tests négatifs rédigés en allemand, français, luxembourgeois ou en anglais au retour des vacances. "Cela a entraîné une série de complications, j'aimerais que les tests rédigés dans toutes les langues européennes soient acceptés au Luxembourg" a-t-il expliqué.

Interrogé au sujet de la polémique du crémant qui aurait été remplacé par du champagne français à bord des avions Luxair, il a d'abord confirmé cette information avant d'ajouter: "Luxair va très mal. Nous devons essayer de sortir de cette situation. Personne n'avait pensé que nous aurions à nouveau de telles restrictions cette année. Nous devons maintenant essayer de réduire les coûts partout où cela est possible et cela ne va pas s'arrêter avec le crémant. Nous devons rester aussi efficients que possible."

Se voulant rassurant, le directeur général de la compagnie a précisé: "Nous n'abandonnerons pas la qualité du produit Luxair. Nous avons un produit de haute qualité et nous ne voulons pas que ça change."

Revenant sur la polémique du crémant, il a admis l'avoir remplacé par une alternative "moins chère" et "plus attractive" et a déclaré qu'il aimerait qu'à l'avenir la compagnie se dirige vers "le placement de produit" pour pouvoir proposer de nouveaux produits qui seraient "mis à disposition" de la compagnie luxembourgeoise. Une manière de réduire les coûts pour la compagnie tout en proposant "une belle affiche" à ceux qui voudraient promouvoir leur produit.

En conclusion, le directeur général a réitéré son intention de "continuer à payer" les salariés qui sont au chômage partiel en insistant sur le fait qu'il fallait que la compagnie économise "là où cela était possible".

L'interview de Gilles Feith en langue luxembourgeoise