Selon les experts, de nouvelles mesures devraient être mises en place face à la recrudescence des mutations du virus afin d'en limiter la propagation.

"Nous sommes confrontés à une nouvelle situation à cause des nouveaux variants", selon le professeur Dr Paul Wilmes, porte-parole de la task-force Covid-19 dans le cadre du dernier rapport hebdomadaire. Selon leurs projections, le Luxembourg se dirigerait tout droit vers une nouvelle vague.

Le pic de cette nouvelle vague serait atteint, toujours selon les projections des experts, vers le mois de mai et serait comparable à la vague du mois de novembre. Paul Wilmes explique que cette évolution serait due au degré de contagion élevé des variants. Les cas du variant britannique étaient relativement nombreux au Luxembourg pendant le mois de janvier, et il est à craindre qu'ils vont continuer à se propager, faisant augmenter les nouvelles infections quotidiennes.

Les vacances de carnaval ainsi que la semaine d'enseignement à distance n'auraient eu qu'un impact très limité sur les chiffres: "on remarque que les courbes sont relativement stables mais il faut s'attendre à une reprise des nouvelles infections avec le retour des interactions sociales".

Pour le Dr Paul Wilmes, porte-parole de la Task Force Covid19 au Luxembourg, le variant britannique représente en quelque sorte un nouveau virus auquel il va falloir faire face. / © RTL

La task-force prévient donc qu'avec ces mutations du virus, il faut introduire des mesures supplémentaires afin d'en limiter la propagation sans toutefois avoir recours à un confinement strict. Il faut apprendre de manière conséquente à vivre avec le virus: "Des analyses plus profondes doivent être réalisées en ce qui concerne le port du masque à l'école et dans de nombreux autres secteurs".

Pour Paul Wilmes, le variant britannique représente en quelque sorte un nouveau virus auquel il va falloir faire face. Malgré une vaccination partielle des personnes vulnérables, cela ne veut pas dire que les chiffres des nouvelles contaminations ou des hospitalisations vont baisser car les nouveaux variants pourraient avoir des conséquences plus graves chez les jeunes et les enfants.