Davantage de place, une section pour les détenus "primaires", des ateliers de travail pour les détenues,... La nouvelle directrice du Centre pénitentiaire de Schrassig, Joke van der Stricht, évoque tous les changements à venir.

Criminologue diplômée, Joke van der Stricht travaille depuis huit ans au Centre pénitentiaire de Schrassig, où elle était directrice adjointe. Interviewée sur RTL Radio ce mardi, la nouvelle directrice expliqué que l'ouverture du nouveau Centre pénitentiaire d’Uerschterhaff (CPU) de Sanem fin 2022, début 2023 -réservé aux personnes en détention préventive- va entraîner de profonds changements à Schrassig. Il y aura dès lors, davantage de places et de possibilités.

Des sections particulières pourront être envisagées, par exemple pour les détenus "primaires", dont c'est le premier séjour en prison, ou encore une gériatrie, une section spéciale pour les prisonniers âgés, car la population carcérale vieillit. Les détenues auront également plus de place.

Un bloc spécial pour les détenus toxicomanes et des chambres particulières pour les visites familiales, sont également prévus. Tout cela pourra donc être envisagé dans deux ans environ, après la mise en service du futur Centre pénitentiaire d'Uerschterhaff.

QUARANTAINE ET VACCINATIONS

Les ateliers et les offres de travail seront alors aussi développés. 200 places sont actuellement disponibles dans les ateliers. Tout condamné doit travailler. Une fois le CPU en service, les ateliers seront remaniés, ceux pour les détenues également.

Ces dernières doivent travailler séparément dans un atelier, où elles font de la couture et du nettoyage. Cela aussi va être amélioré. Dès à présent, nous travaillons à une certification de modules, de formations. Actuellement, les détenus ne peuvent plus suivre de formation, avec un diplôme reconnu à la clé, en prison.

En ce qui concerne la pandémie de coronavirus, les mesures sanitaires s'appliquent aussi en prison. Tout nouvel arrivant est placé sept jours en quarantaine et est testé à deux reprises, avant de pouvoir rejoindre le reste de la population carcérale. Dix personnes contaminées ont ainsi été détectées dès leur arrivée.

Quant à savoir quand le personnel pénitentiaire et les détenus pourront être vaccinés, des discussions sont toujours en cours. Il se pourrait toutefois que ce soit dans le même ordre que celui prévu pour le reste de la population.

Le Centre pénitentiaire de Schrassig n'est pas surchargé en ce moment. Il héberge pour l'instant 500 détenus pour 600 places. Aucun mineur n'est détenu actuellement à Schrassig, qui n'est pas un lieu pour eux, selon l'avis personnel de la nouvelle directrice, Joke Van der Stricht. Il ne relève toutefois pas de sa compétence de pouvoir affirmer avec certitude que cela ne se produira plus.