Les cafés et restaurants luxembourgeois ne pourront pas rouvrir avant encore un mois. Une décision qui fait grincer des dents chez les premiers concernés.

Partagés entre colère, amertume et déception, les entreprises du secteur Horeca ont vu leurs minces espoirs de réouverture s'envoler vendredi après-midi. Lors de leur conférence de presse commune, Xavier Bettel et Paulette Lenert ont annoncé la prolongation de leur fermeture jusqu'au 21 février. Soit près de trois mois sans accueillir de clients, depuis la fermeture du 26 novembre.

"Les cafés restaurants sont fermés, profitez-en pour faire les soldes" ironise l'Horesca dans un communiqué envoyé peu après les annonces de vendredi. Un rappel de leur sentiment d'injustice, alors que les soldes - qui ont été décalées certes, mais maintenues - viennent de démarrer.

Dénonçant la pression exercée par les pays de l'UE, dont la crainte des variants du coronavirus a entraîné l'application de mesures parfois plus restrictives que celles du Luxembourg, les bars et restaurants disent être "le dommage collatéral d’une mauvaise gestion de la crise dans les pays voisins alors que le Luxembourg a tout fait pour assurer une bonne gestion de cette crise".

Selon les patrons du secteur, il aurait même été possible de rouvrir cafés et établissements de restauration "au 1er février 2021".

Qualifiant la situation de "désastreuse", l'Horesca dit avoir sollicité une entrevue avec le Premier ministre Xavier Bettel et le ministre des Classes moyennes Lex Delles. "Nous comprenons que nous devons nous montrer solidaire avec le pays, et nous demandons aussi que le pays soit solidaire avec notre secteur." Après avoir reçu 64 millions d'euros de la part de l'État à ce jour, la fédération réclame de nouvelles aides comme "la prise en charge de 100%" des frais supportés par les sociétés du secteur et "le relèvement des différents plafonds d’aides actuelles".

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