Commerces et écoles restent ouverts, le couvre-feu continue et les restaurants sont condamnés trois semaines de plus. Le Luxembourg prévoit de réclamer un test négatif pour les voyageurs.

En vigueur depuis le lundi 11 janvier, "les mesures en place seront prolongées jusqu'au 21 février", a posé d'emblée le Premier ministre Xavier Bettel. En compagnie de la ministre de la Santé Paulette Lenert, il a fait le point ce vendredi après-midi sur la situation de la pandémie du Covid-19 qui "s'est beaucoup améliorée en comparaison à ces dernières semaines", car une "grande majorité des citoyens à respecté les règles".

Un message de remerciement repris à son compte par la ministre de la Santé: "Les efforts des Luxembourgeois ont porté leurs fruits" et les craintes d'une nouvelle accélération des contaminations redoutées après les jours de fête se sont évanouies. L'évolution globale va "dans le bon senset "avec de la chance nous serons en phase 2 la semaine prochaine dans les hôpitaux", a même annoncé la ministre de la Santé.

Concrètement le couvre-feu de 23h à 6h reste en place. Les écoles et lycées restent ouverts. Les commerces, les théâtres et cinémas aussi. Tout comme les mesures strictes qui permettent de faire du sport. Et, au grand dam des entrepreneurs, les restaurants et cafés déjà lourdement pénalisés par la crise sanitaire jusqu'ici, restent fermés trois semaines de plus.

TEST NÉGATIF POUR LES VOYAGEURS AU FINDEL

Le texte législatif qui prolongera ces mesures a été déposé à la Chambre des députés ce vendredi mais un second est encore dans les tuyaux et doit être "déposé lundi", a expliqué le Premier ministre. Il portera sur l'instauration d'un test PCR négatif obligatoire pour entrer sur le territoire luxembourgeois. Pour tous les voyageurs, y compris les Luxembourgeois.

Mesure que la France a déjà annoncé suite au sommet des Vingt-Sept par vidéoconférence jeudi soir. L'Union européenne a d'ailleurs "fortement déconseillés les voyages non obligatoires".
Mais la décision n'est pas encore définitivement prise au Luxembourg. Le gouvernement a avalisé l'idée mais au préalable "nous voulons discuter avec les pays voisins, les règles doivent être cohérentes entre les différents pays", explique Xavier Bettel.

Pour chaque arrivée il "devrait y avoir un test négatif. Nous discutons encore avec les experts et la Santé [sur les modalités]. Lundi il y a aura une réunion en fin d'après-midi et nous discuterons de la suite". Des questions restent ouvertes sur le temps passé à l'étranger, la validité du test négatif (doit-il être réalisé 24 heures ou 72 heures avant), etc.

GARE AU VARIANT BRITANNIQUE

Si la tendance est bonne avec 137 nouvelles contaminations en moyenne par jour, "Une période délicate nous attend. Et ce n'est pas le moment d'aller vers des allègements que ce soit dans un sens ou l'autre", prévient Paulette Lenert. Sa grabde préoccupation s'appelle: les nouveaux variants du coronavirus. Le variant britannique "se répand plus rapidement" et il "faut s'attendre à des chiffres plus importants", assure-t-elle.

L'évolution de l'épidémie inquiète l''agence européenne chargée des épidémies (ECDC) qui a appelé jeudi ses membres à se tenir prêts à prendre des mesures plus strictes "dans les semaines à venir" pour contenir la progression des nouveaux variants du coronavirus.

43.200 PERSONNES VACCINÉES D'ICI FIN MARS

Côté vaccinations, "nous sommes en train de compenser les retards" qui s'expliquent par la stratégie de vaccination du Luxembourg de vacciner directement dans les centre hospitaliers, explique la ministre de la Santé. Assumant au passage ses choix et le fait que Luxembourg "garantira la 2e dose de vaccin", même "si nous ne sommes pas dans le top 5 des pays qui vaccinent le plus".

A cette date, 5.655 personnes ont été vaccinées pour la première dose et 1.143 ont reçu la 2e dose. Et 2.886 personnes âgées ont été vaccinées dans les maisons de soins. Pour les rendez-vous au centre de vaccination, le taux d'inscription est de 40,9%.

Le Luxembourg dispose suffisamment de doses pour vacciner 10.350 personnes. Au total, 43.200 personnes doivent être vaccinées d'ici fin mars même si "les vaccins n'arrivent pas avec la précision annoncée", glisse Paulette Lenert.