Il n'y a toujours pas de fourrière à disposition dans le sud du pays. La police enlève des voitures pour stationnement gênant mais les immobilise ensuite sur la voie publique. Ce qui irrite clairement Georges Mischo, le bourgmestre.

Dans le sud du pays, la fourrière située à proximité d'Esch-sur-Alzette, est actuellement fermée. La police recherche avec les acteurs concernés un nouveau site pour y placer les véhicules en infraction enlevés. En attendant de dénicher ce nouveau site pour y créer une fourrière, plusieurs voitures retirées de la rue pour stationnement gênant sont restationnées par la police à un endroit où elles ne gênent pas. Mais ces emplacements ne sont pas dédiés aux voitures remorquées.

En début de semaine, RTL été informé qu'une douzaine de voitures, toutes munies d'un sabot, étaient stationnées sur un parking public d'esch-sur-Alzette. Interrogés, des habitants du quartier ont confirmé que depuis peu, des voitures enlevées étaient ensuite immobilisées là par la police.

Comme l'ont précisé les services de police, il faut faire une distinction entre les voitures saisies et les voitures déplacées parce qu'elles se trouvaient à un endroit où elles gênaient.

Les véhicules saisis au cours d'une enquête du parquet, sont toujours envoyés à la fourrière judiciaire à Strassen. Ils sont donc entreposés dans un parking fermé et surveillé.

En revanche, les voitures déplacées ne finissent plus dans une fourrière pour l'instant. Elles sont stationnées là où il y a de la place et où elles ne gênent pas. La police assure qu'elle veille à la sécurité de ces véhicules: des patrouilles passent régulièrement près des voitures immobilisées sur des parkings publics ou le long de la chaussée, afin de contrôler qu'il n'y a pas de problème.

En général, ces véhicules immobilisés sur la voie publique n'y reste pas longtemps, car si une voiture est enlevée pour stationnement gênant ou entrave à la circulation, la police contacte le propriétaire.

LA RÉACTION DU DÉPUTÉ-MAIRE

Face à cette situation, le bourgmestre d'Esch-sur-Alzette, perd patience. Les voitures seraient simplement stationnées à travers toute la ville, selon Georges Mischo.

Garer ces véhicules "sur la voie publique, c'est évidemment le plus grave, là où les gens se garent. Il n'y a déjà pas beaucoup d'endroit où se garer à Esch. Et voilà que la police stationne des voitures avec un sabot et pas seulement pour une journée, mais parfois pendant des semaines et des semaines. D'abord, ce sont des voitures sur la voie publique. En plus, cela donne évidemment une image terrible."

Le député-maire d'Esch exhorte la police et le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, à trouver rapidement une solution. La Ville d'Esch ne dispose pas d'un site, mais Georges Mischo peut imaginer qu'une fourrière provisoire puisse être installée sur le crassier des Terres rouges ou dans les entrepôts d'Arcelor à Esch-Schifflange.