L'homme d'affaires Flavio Becca comparaît depuis mardi dernier devant le tribunal correctionnel de Luxembourg pour abus de biens sociaux et détournement de fonds.

Mercredi, le parquet a requis à l'encontre de Flavio Becca trois ans et demi de prison, 250.000 euros d'amende et la confiscation de 324 montres au terme de la cinquième audience du procès dit "des montres de luxe".

Le promoteur est poursuivi pour abus de biens sociaux et détournement de fonds. Il s'agit concrètement de l'achat de plus de 850 montres de luxe, d'une valeur globale de 18 millions d'euros.

Une grande partie de ces montres ont été achetées entre 2004 et 2011 via 18 entreprises de Flavio Becca, alors que les activités commerciales de ces sociétés n'avaient rien à voir avec l'horlogerie de luxe, selon les magistrats.

Selon l'accusé, les montres avaient été achetées à titre d'investissement. Sa famille et lui préféraient investir dans des choses "que l'on peut toucher".

Comme Flavio Becca n'a jamais été condamné auparavant et que les faits remontent à plus de dix ans, le parquet ne demande pas la peine entière, a dit le Premier substitut, Guy Breistroff, dans son réquisitoire.

Sur les 643 montres achetées via les entreprise de Flavio Becca, 319 ne seraient pas confisquées, parce qu'elles ne sont pas en possession de l'homme d'affaires, mais appartiennent à la société Promobe Finance.

Le procès se poursuivra jeudi matin.