Des tests menés auprès de la population permettent d'estimer que 7% des résidents possèdent des anticorps contre le coronavirus.

En juillet, l'étude Con-Vince avait estimé que 3% environ de la population avait développé des anticorps contre le coronavirus. C'était après la première vague mais avant la deuxième vague - bien plus forte - de l'automne.

Dans une réponse à une question parlementaire des députés Martine Hansen et Claude Wiseler (CSV), la ministre de la Santé a dévoilé les derniers résultats de cette analyse d'anticorps.

Entre le 16 novembre et le 10 janvier, les autorités ont réalisé 3.961 tests à la recherche d'anticorps, dont 277 ont permis d'en détecter la présence. Soit un peu plus de 6,99% des personnes testées.

Rapportés à la population, ces 7% correspondent à environ 44.000 personnes en contact avec le virus. Un nombre donc assez proches des contaminations effectivement détectées grâce à un test PCR: 48.486 au 13 janvier. Selon la ministre, il s'agit de la "conséquence logique" des nombreuses infections enregistrées ces derniers mois.

QUE DIT LA SCIENCE SUR CETTE IMMUNITÉ TANT ATTENDUE?

La protection grâce aux anticorps générés par une précédente contamination reste aujourd'hui sujette à discussions, la durée de protection et la concentration d'anticorps nécessaire étant encore incertaines.

Selon une étude menée par des chercheurs de la Rockefeller University à New York et parue lundi, "les individus qui ont été infectés par le SARS-CoV-2 peuvent potentiellement développer une réponse (immunitaire) rapide et efficace en cas de réexposition au virus" pendant un peu plus de six mois. Mais le niveau d'anticorps va diminuer avec le temps (contrairement à celui des lymphocytes B).

Début janvier, une autre étude américaine parue dans le journal Science concluait que la plupart des anciens malades pourraient être immunisés jusqu'à au moins huit mois après avoir contracté le Covid-19, là encore grâce à la mémoire immunitaire à laquelle contribuent d'autres cellules.