L'homme d'affaires Flavio Becca comparaît depuis mardi devant le tribunal correctionnel de Luxembourg pour abus de biens sociaux et détournement de fonds.

Le parquet reproche au promoteur immobilier d'avoir utilisé, entre 2004 et 2011, ses entreprises pour acheter des montres de luxe, alors que les activités commerciales de ces sociétés n'avaient rien à voir avec l'horlogerie de luxe, selon les magistrats.

Au deuxième jour du procès, il a été clairement établi que ce n'étaient pas 842 montres, mais au moins 879, qui avaient été achetées dans des bijouteries au Luxembourg, en Belgique, en Italie, en France et en Allemagne. Ces 37 montres supplémentaires n'auraient toutefois été retrouvées sur aucune facture, selon les déclarations de l'enquêteur de la police judiciaire en charge du dossier. Les montres provenaient de 74 fournisseurs différents.

Ces pièces d'horlogerie n'auraient cependant jamais été offertes à une tierce personne, aurait précisé Flavio Becca lors d'un interrogatoire en 2015.

Au cours de l'audience de mercredi, un aperçu a été fourni des virements effectués par les différentes sociétés et des écritures comptables, dont certaines seraient passées par des comptes de la holding de Flavio Becca à Hongkong.

Le procès reprendra jeudi matin.