La dernière réforme des taxis est encore récente, mais elle ne semble pas avoir été vraiment efficace et un nouveau texte vient d'être élaboré.

La dernière réforme remonte à 2016, mais elle n'a pas permis de réduire les problèmes du secteur, notamment les prix élevés. Avec le nouveau texte, il s'agit d'adapter la loi à la réalité d'aujourd'hui.

L'objectif de cette réforme est d'améliorer l'offre et la qualité de cette offre pour le client, selon le ministre de la Mobilité, François Bausch. Il faut, par exemple, créer plus de flexibilité en ne créant qu'une zone géographique unique dans le pays.

Une réforme qui laisse le secteur sceptique

Une mesure qui n'emballe pas le secteur. Selon la Fédération des taxis, cela ne conduirait qu'à une désertification partout, sauf dans la capitale. Et cela ne serait certainement pas moins cher pour les clients.

A l'avenir, il n'y aura plus de limite non plus au nombre de licences. Et cela, afin de dynamiser la concurrence. Une mesure qui préoccupe la Fédération, comme l'explique Tito Cerveira: "Parce que cela veut dire qu'en ce moment, nous avons, je pense, 550 taxis dans tout le pays et nous craignons qu'avec la libéralisation des taxis et des VLC, nous allons avoir 1.000 ou 1.500 taxis à Luxembourg-Ville."

Cela ne mènerait aussi qu'à une hausse des prix. Et cela alors qu'on espère avant tout au ministère et aussi à l'Union luxembourgeoise des consommateurs, que les tarifs des taxis baissent enfin. La dernière réforme en date aurait précisément eu pour effet le contraire, comme l'ULC l'affirme dans un communiqué.

Une refonte du secteur souhaitée par le ministre

Mais pour le ministre, le prix n'est pas le seul problème. Selon lui, le secteur doit se redéfinir globalement dans les prochaines années: "Nous avons au Luxembourg plus de 140 sociétés de taxis différentes, pour un si petit territoire. Et j'ai toujours dit que ce n'est pas une situation saine. Il est peut-être nécessaire de réfléchir à se regrouper sur des plateformes et à être ainsi plus efficaces qu'aujourd'hui. C'est bien l'objectif que nous avons."

La réforme proposée de la loi sur les taxis entrera en vigueur au plus tôt le 1er janvier 2022. Selon le ministre, il resterait assez de temps aux compagnies de taxis pour s'y préparer.

Encadrer aussi les chauffeurs Uber

Une des nouvelles réalités est aussi l'arrivée de services comme Uber, par exemple, c'est-à-dire des voitures avec chauffeur que l'on peut louer via une plateforme en ligne. Pour ces véhicules de location avec chauffeur (VLC), les mêmes règles sont prévues que pour les taxis traditionnels, a précisé le ministre de la Mobilité, François Bausch: "Ce qui est important pour moi, c'est de ne pas faire là quelque-chose où des gens rouleraient sans protection, c'est-à-dire sans être enregistrés, sans assurance maladie, sans assurance retraite. Cela signifie qu'ils seront mis sur le même pied que les taxis au niveau des règles. Une telle plateforme devra demander une autorisation d'établissement. Les chauffeurs devront aussi suivre des cours. Ils passeront un examen, comme les chauffeurs de taxi et ensuite, ils obtiendront une carte pour conduire ces VLC."

La principale différence entre un VLC et un taxi classique sera que le client pourra prendre tout à fait spontanément un taxi et à la fin de son trajet payer le montant qui figure au compteur. S'il s'agit d'un VLC, le client doit le commander au préalable et le prix est fixé à ce moment-là.