Un projet de loi sur les télécommunications a provoqué mardi l'interruption de la réunion conjointe des Commissions parlementaires de l'Economie et de la Digitalisation.

Dans le domaine des télécommunications, le Luxembourg se base sur des directives européennes. Or une de ces directives datant de 2018, aurait déjà dû être transposée en droit luxembourgeois l'an dernier. Ce qui n'a pas été fait, explique la députée CSV Viviane Reding.

Maintenant, il faudrait que tout se passe rapidement, sans que les députés aient le temps de s'occuper des détails, qui sont pourtant importants, pour Viviane Reding.

Viviane Reding: "Il s'agit ici par exemple, que les citoyens n'ont pas seulement droit à une ligne téléphonique, mais aussi droit à une connexion internet. Il s'agit là de protection des consommateurs, comment ce droit est-il garanti aux citoyens?. Ce sont tous ces éléments que nous devons discuter avec l'industrie, mais aussi avec l'Union des consommateurs, qui a présenté des amendements, qu'on ne retrouve nulle part. C'est pour cette raison que le CSV a protesté, que nous ne pouvons pas maintenant passer en avance rapide, sans nous occuper des problèmes fondamentaux de la société luxembourgeoise en matière de développement de l'internet et en matière de protection des consommateurs dans ce domaine."


Le libéral Guy Arendt, président de la Commission parlementaire de la Digitalisation, a déclaré mardi que lors de la réunion, on était en présence de deux avis différents, mais lui aussi, trouve qu'il s'agit d'un projet très important. Après cette longue discussion, les députés n'ont finalement pas pu commencer l'analyse de l'avis du Conseil d'Etat sur le projet de loi. L'analyse est reportée à la prochaine séance.