Dans quelques mois, le Luxembourg devrait disposer de son superordinateur, dénommé "MeluXina", un outil de travail important, notamment pour la recherche et l'économie.

Mardi, les députés des Commissions de l'Economie et de la Digitalisation se sont réunis par visioconférence afin d'être informés par les ministres concernés de l'état d'avancement du dossier. Un dossier dans lequel le premier parti d'opposition, le CSV, est satisfait du travail du gouvernement.

La manière dont le gouvernement a traité ce dossier est la bonne, a déclaré la députée CSV Viviane Reding. Si on le veut, MeluXina est la clé pour mettre sur pied une industrie digitale. Pour y parvenir, nous avons besoin d'une haute capacité de calculs, dont nous ne disposons pas actuellement, mais que nous allons créer avec le superordinateur. Avec d'autres pays européens, qui vont aussi disposer d'une telle machine et avec lesquels nous pourrons faire un échange, quand les capacités ne seront pas suffisantes à un endroit.

Pour le député DP Guy Arendt, président de la Commission parlementaire de la Digitalisation, il s'agit d'un outil qui va apporter énormément au pays.

Guy Arendt: "L'industrie pourra utiliser des puissances qui sont extrêmement grandes, à la différence des autres ordinateurs plus petits. Pour l'Université, c'est important pour faire de la recherche. D'autres institutions, comme le LIST, pourront aussi profiter là d'une grande puissance pour faire leurs recherches. C'est l'un des points les plus importants."

Mais ce ne sera pas chose faite avec le seul superordinateur, souligne Viviane Reding, vice-présidente de la Commission. On ne peut pas uniquement créer des donnés, il faut aussi les stocker quelque-part.

Viviane Reding: "Dans un cloud. Pour l'instant, nous n'avons pas de véritable cloud européen. Tout va chez les Américains et même encore chez les Chinois, et c'est pourquoi il est si important que nous créions notre propre cloud digital souverain, le Gaia X. Encore un projet européen auquel le Luxembourg collabore. Il est important de faire les deux choses en même temps, car c'est de cela que dépendra l'avenir de notre industrie et de notre place bancaire, qui doivent pouvoir stocker leurs données quelque-part."

Il était prévu que le Grand-Duché reçoive son superordinateur au printemps 2021. Selon Guy Arendt, ce calendrier serait toujours réaliste. Viviane Reding envisage pour sa part un retard de quelques mois, tout en ajoutant qu'il ne s'agit pas d'une responsabilité politique, mais d'un retard dû au coronavirus.