Une jeune Luxembourgeoise courageuse témoigne ouvertement des violences domestiques très brutales, qu'elle a endurées pendant des années.

Katy avait 20 ans quand elle a fait la connaissance de cet homme, qui lui a laissé des blessures toujours pas cicatrisées. Un homme a priori charmant, mais qui avec le temps, a montré son côté sombre. Pendant des années, elle a souffert de violences verbales et physiques, parfois très brutales, et devant ses enfants. Chez elle, la peur de la mort était bien réelle et le chemin pour s'en sortir a été long. Les journalistes de RTL Deborah Ceccacci, Vidosava Kuzmic et Dan Wiroth ont raconté son histoire dans le but d'enfin briser le tabou de la violence domestique au Luxembourg.

Violence domestique au Luxembourg

En 2019, la police grand-ducale a mené 849 interventions pour violences domestiques. Mais il s'agit seulement là des cas signalés! Le confinement et la pandémie, qui ont accompagné l'année 2020 et qui continuent de nous accompagner, suscitent ici de grandes craintes, car si pendant la crise sanitaire, la majorité des gens sont le plus en sécurité à la maison, c'est loin d'être le cas pour tout le monde au Luxembourg, et particulièrement pas pour les victimes de violences domestiques.

Une situation qui a évidemment alarmé le ministère en charge de ce dossier, particulièrement au vu des chiffres officiels à l'étranger, qui ont indiqué une nette hausse des cas pendant le confinement! Mais au Luxembourg, cela a été différent:

Taina Bofferding, ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes: "Nous voyons dans les chiffres une certaine stabilité. Ce n'est pas beaucoup plus remarquable, si nous comparons avec 2019. Mais ce sont toujours des chiffres et il faut en vérifier le bien-fondé avec prudence."

Rien qu'en novembre 2020, il y a eu 71 interventions de police pour violences domestiques et le parquet a prononcé 25 expulsions. Mais il s'agit là uniquement des cas signalés. Et on est conscient que le chiffre noir de la violence conjugale pourrait être encore plus élevé, pendant ces périodes où les familles sont confinées. C'est précisément pour ce motif qu'une série d'outils ont été mis en place par le ministère pendant la période de crise.

Taina Bofferding: "Nous avons par exemple passé des annonces dans différentes langues pour attirer l'attention, notamment des victimes. Pour informer, qu'il y a de l'aide à leur attention, qu'elles ne sont pas seules. Nous avons également traduit notre site violence.lu en différentes langues, pour pouvoir aussi informer. Nous avons lancé une hotline, le 20 60 10 60, qui s'adresse principalement aux victimes."

Où demander de l'aide? Quelques sites utiles:

Le point de contact pour les victimes de violences domestiques: https://violence.lu/en/

L'association de Katy: https://www.taboospotlight.org/

Plus d'informations sur le site de l'association "Femme en détresse"
: https://fed.lu/wp/

Le reportage en langue luxembourgeoise:

Gewalt am Stot ass keng privat Affär
Eng jonk couragéiert Lëtzebuergerin temoignéiert oppen iwwert déi ganz brutal haislech Gewalt, ënnert där si jorelaang gelidden huet.