Dans quel état va-t-on retrouver le secteur culturel luxembourgeois après cet interminable confinement? Et quel retard a pris la justice durant la crise? La ministre de la Culture et de la Justice, Sam Tanson, fait un bilan d'étape.

Après de très long mois de rideaux baissés, le secteur culturel luxembourgeois peut enfin, dans sa quasi totalité, se déconfiner depuis ce lundi 11 janvier. Mais pour autant, le retour à la normale n'est pas pour demain, a prévenu la ministre Sam Tanson lors d'une conférence le 7 janvier dernier.

La culture va en effet se déconfiner dans un cadre très strict. Si les cinémas, les musées et les théâtres pourront reprendre leurs activités, certaines règles devront être respectées (port du masque, distanciation physique, etc.).

Une bouffée d'oxygène néanmoins pour tous les acteurs du secteur, et pour le public, après une longue asphyxie culturelle. Mais la crise laissera des traces, c'est certain, à court et à long terme. "Il ne faut pas sous-estimer l'impact de la crise sur le secteur culturel, qui est énorme", résume la ministre de la Culture, qui craint notamment que certains artistes ne jettent définitivement l'éponge.

Et en sa qualité de ministre de la Justice, elle revient aussi sur le "trou d'air" judiciaire de ces derniers mois, et les inévitables retards, même si ceux-ci ont été limités grâce à la digitalisation. Et si elle n'a pas constaté d'augmentation des plaintes liées au coronavirus, une chose l'inquiète: les violences domestiques, que le confinement a pu hélas favoriser, à l'abri des regards...

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