RTL a pu consulter ce document qui émane du ministère de la Santé et qui va servir de base pour la nouvelle loi Covid.

Une note, qui sert de base pour les décisions du gouvernement, analyse précisément la situation épidémiologique des deux dernières semaines de décembre, au cours desquelles les nouvelles infections ont nettement diminué, mais où il y a eu aussi bien moins de tests.

Dans ce document, la situation à la fin 2020, avec tous ses risques, est décrite comme "fragile". Selon l'Union européenne, il faudrait jusqu'à 40 jours pour que des restrictions produisent un effet sur la trajectoire de la pandémie.

Les auteurs de la note retiennent que l'incidence des infections est élevée - trop élevée - et qu'un nombre de moins de 150 nouvelles infections par jour, est visé.

Le taux de positivité des tests sur ordonnance médicale, est resté stable entre 5 et 6%.

Dans cette note interne, les auteurs expriment leur inquiétude pour la situation dans les hôpitaux, où une nouvelle hausse des infections pourrait la rendre intenable.

L'absentéisme des médecins et du personnel hospitalier est élevé, qu'il s'agisse d'un isolement, d'une quarantaine, de congés, d'un congé de maladie ou de cas d’épuisement professionnel ou de burn-out.

Selon la note, le nombre de décès Covid risque de rester important encore un moment, malgré le recul des nouvelles infections. Le taux de mortalité dû au Covid est élevé au Luxembourg, comparé à celui de nombreux autres pays de l’Union européenne. 340 décès Covid ont été dénombrés au cours des deux derniers mois de 2020.

En ce qui concerne la nouvelle variante du virus venue du Royaume-Uni, il faut craindre, selon la note, que cette dernière se propage beaucoup plus facilement, mais pas qu'elle soit plus pathogène. Il se peut malgré tout que cette nouvelle souche entraîne encore plus d'infections et d'hospitalisations.

Pour toutes ces raisons, les experts concluent qu'il n'est pas opportun d'assouplir les mesures anti-Covid.