Un premier cas de la variante britannique du coronavirus B.1.1.7 a été détecté par le Laboratoire national de la santé entre le 19 et le 29 décembre.

Une enquête sur l'origine de ce cas par l'inspection sanitaire est en cours.
Cette variante du Sars-CoV2s'est développée au Royaume-Uni fin 2020. Elle a depuis été baptisée Voc 202012/01, Vui 202012/01 ou encore lignage B.1.1.7.

Selon des études présentées au Royaume-Uni, la nouvelle souche serait plus contagieuse que la souche d'origine avec une transmissibilité accrue estimée jusqu'à 70%. Ces chiffres doivent être confirmés par des enquêtes épidémiologiques et virologiques supplémentaires.

Il n'existe pas de rapports cliniques sur la virulence des nouvelles variantes, et rien ne démontre à ce stade que des formes plus graves de la maladie en découlent.

Néanmoins, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) considère comme élevé le risque que les variantes du Covid-19 récemment identifiées soient une source de pression supplémentaire pour les systèmes de santé. En effet, leur plus grande contagiosité pourrait avoir un impact plus élevé sur le nombre des hospitalisations et le nombre de décès. Dans son rapport daté du 31 décembre 2020[1], l'OMS recommande aux autorités nationales de continuer à renforcer les mesures de contrôles en place.

Dans l'attente d'études scientifiques supplémentaires, le ministère de la Santé tient à souligner l'importance de respecter les mesures préventives en place pour réduire la transmission, comme le port du masque, la pratique de l'hygiène des mains et l'étiquette de la toux, le maintien d'une distance physique, la garantie d'une bonne ventilation et l'évitement des lieux bondés.

Plusieurs pays ont signalé des cas sporadiques causés par la nouvelle variante en Europe (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Suède) et dans le monde (Australie, Canada, Corée du Sud, Hong Kong, Israël, Japon, Jordanie, Liban, Suisse, Singapour).