La conférence des comités est revenue essentiellement sur la protection de la fonction publique face à ce qu'elle considère comme une dangereuse privatisation.

Pas moins de trois textes de loi ont été proposés ces derniers mois afin d'ouvrir certains postes clés de différentes administrations ou au sein de lycées aux candidats du secteur privé.

Ces projets de loi, "dans lesquels ni l'expérience professionnelle ni les compétences ne sont précisées et ne servant qu'à servir le clientélisme politique", ont été élaborés sans l'avis de la CGFP qui avait demandé une réunion d'urgence auprès du ministre d’État il y a déjà deux semaines. Steve Heiliger, le secrétaire de la Confédération Générale de la Fonction Publique, regrette que les autorités n'y ont pas encore réagi, même pas à travers un accusé de réception. C'est pour cette raison que la CGFP a entamé une procédure de litige général sur ce sujet, "ce qui forcera le gouvernement à les écouter et à s'asseoir à table avec eux afin de mener les débats".

Une annonce soutenue par 65 sous-organisations. Les réquisitions de la Confédération Générale de la Fonction Publique au Premier ministre sont claires: les projets de loi ouvrant certains postes clés aux candidats du secteur privé doivent être retirés. La CGFP insiste également sur le fait qu'une telle situation ne devra pas se reproduire à l'avenir.

Le syndicat de la fonction publique au Luxembourg n'a pas souhaité cette procédure de grève, selon son président Romain Wolff qui espère que cette décision va faire réagir le Premier ministre et qu'une conciliation ne sera pas nécessaire. La CGFP défend également d'autres priorités comme un nouveau règlement pour le télétravail ainsi que la suppression du système d'évaluation.