Plus de 24.000 personnes sont considérées comme guéries du coronavirus selon les statistiques luxembourgeoises. De plus en plus d'études montrent que ce terme n'est pas souvent approprié.

Les études consacrées aux séquelles du Covid-19 sont de plus en plus nombreuses. Il y est question d'épuisement, de douleurs dans les articulations ou la cage thoracique, de la perte du goût et de l'odorat pendant des semaines voire des mois.
Le Luxembourg a participé à des études sanitaires post-Covid, dans lesquelles les séquelles d'un échantillon de patients étaient suivies et répertoriées trois mois après leur infection. Il faut tout d'abord noter les symptômes psychiques. Au bout de trois mois, près de la moitié des patients analysés étaient confrontés à des symptômes d'angoisse, de dépression ou d'insécurité. Chez la plupart, ces symptômes n'étaient que légèrement marqués, se manifestant par exemple par des troubles du sommeil, mais 18% des personnes concernées devaient avoir recours à des anxiolytiques, des somnifères ou même des antidépresseurs.

Il est encore trop tôt pour disposer de témoignages sur un plus long terme. Mais globalement les examens de suivi des patients Covid de la première vague sont rassurants, explique le Docteur Gil Wirtz, pneumologue au CHL. Constat positif: les patients concernés ont récupéré relativement rapidement leur volume pulmonaire, même si l'échange d'oxygène semble encore partiellement affecté sur une longue durée. Des cicatrices ont aussi pu être constatées sur les poumons, sans qu'on puisse encore estimer pour l'instant si elles auront des répercussions à long terme.

Dans la plupart des cas, les médecins sont optimistes et considèrent que les séquelles, même si elles se montrent tenaces, disparaîtront finalement d'elles-mêmes. Le premier interlocuteur pour le suivi des répercussions du Covid, était le généraliste, qui a pu rassurer le patient dans la majorité des cas. Des tests ultérieurs du coeur ou des poumons n'ont été nécessaires que dans peu de cas.

Le Docteur Gil Wirtz: "Cela n'a de sens qu'au plus tôt après 3-4 mois et uniquement chez ceux qui ont des pathologies graves ou qui ont encore des symptômes. Il est évident que nous ne pouvons pas et qu'il n'est pas utile de réaliser un test compliqué des poumons chez chaque patient qui a eu le coronavirus. Je pense que le plus important est que les gens soient remis sur pieds et qu'ils n'aient plus de détresse respiratoire (...)."

Le reportage en langue luxembourgeoise: