Le Premier ministre a annoncé une augmentation du salaire social minimum à partir du 1er janvier. Le patronat a du mal à digérer cette décision.

Le salaire social minimum (SSM) et le revis seront augmentés de 2,8 pourcents le 1er janvier afin de maintenir le pouvoir d'achat des ménages et surtout pour soutenir les personnes les plus défavorisées, comme l'a annoncé Xavier Bettel lors d'une conférence de presse vendredi après-midi après le Conseil de gouvernement.

Pour l'Union des entreprises UEL, toute hausse du SSM va non seulement détruire davantage d’emplois existants, mais aussi empêcher la création de nouveaux.

Cette hausse n'est clairement pas soutenable dans le contexte actuel sans oublier le bond du SSM de 7 pourcents ces deux dernières années. Une hausse du SSM de 2,8% entraînerait un surcoût de plus de 60 millions EUR pour les entreprises luxembourgeoises.

L'UEL termine en expliquant être "parfaitement consciente du fait qu’il est difficile pour un ménage gagnant le SSM et vivant au Luxembourg de joindre les deux bouts. Le constat est évident,mais il s’agit d’attaquer le problème de manière intelligente. La principale cause de ces difficultés financières est le coût croissant du logement. Il est toutefois naïf de penser que nous résoudrons ce problème en augmentant le SSM."

L'Union des entreprises demande donc le retrait de ce projet de loi sans délai.

L'allocation de vie chère sera augmentée de 10 pourcents l'année prochaine, les moyens de la mutualités seront également renforcés.