Le prolongement de la ligne de tram aura pour conséquence directe de supprimer la quasi totalité des bus RGTR et plus de 40% des bus de la Ville entre la gare et Hamilius.

C'est sûr, le tram prendra ses premiers passagers devant le parvis de la gare de Luxembourg le dimanche 13 décembre. François Bausch, le ministre de la Mobilité l'a certifié jeudi au moment de présenter tous les changements qu'occasionnera l'arrivée du tram à la gare sur l'ensemble des transports publics dans la capitale.

L'entrée en circulation du nouveau tronçon de 2,2 km entre la Place de l'Etoile (terminus actuel) et la gare centrale aura un énorme impact sur le trafic des bus, longtemps décrié, entre la place Hamilius et la gare. "Après le 13 décembre seront seulement conservés une vingtaine de trajets RGTR, soit uniquement des lignes scolaires", assure Alex Kies, directeur du  Département de la mobilité et des transports au ministère.

Les bus régionaux qui ont longtemps congestionné cet axe principal, vont donc quasiment disparaître du paysage en centre-ville. Du fait du chantier du tram, avenue de la liberté, "on est passé de 1.700 courses par jour à 500, soit une réduction de 1.200 trajets/jour au moment de faire le switch vers la rocade", rappelle Alex Kies. Le 13 décembre, ces 500 trajets restants passeront donc à une vingtaine à peine. C'est la 3e phase de la grande réorganisation du réseau RGTR.

Les bus RGTR laissent la place aux Autobus de la Ville de Luxembourg (AVL) qui viendront alimenter le nouveau pôle d'échange multimodal Hamilius mais surtout au tram. Rappelons qu'une seule rame peut transporter 8 fois plus de passagers qu'un bus aux heures de pointe. Soit 400 personnes d'un coup en ligne directe via l'avenue de la Liberté.

TOUJOURS UNE FOIS LE TOUR DE LA TERRE

Sur l'axe de l'avenue de la gare-boulevard Roosevelt, les bus AVL vont aussi fondre comme neige au soleil printanier. A compter du 13 décembre, "on va tomber à 40 bus/heure au maximum dans un sens comme dans l'autre", atteste Lex Bentner, le directeur des AVL.

Ce sont 43% de trajets en moins qu'en ce mois de novembre. Actuellement le viaduc en voit passer 70 sur son tablier en moyenne chaque heure. Ce sont également 66% de bus AVL en moins en comparaison à 2015 ! Au mois de juin de cette année-là, le réseau de la Ville avait dû être complètement chamboulé du fait de la suppression de la gare routière au centre Hamilius. Les travaux du Royal-Hamilius commençaient.

Les bus AVL ne resteront pas garés pour autant. Ils continueront à effectuer le même nombre de kilomètres sur le territoire de la capitale. Ils couvrent près de 44.000 km par jour, soit une fois le tour de la Terre.

Mais ils effectueront d'autres trajets: "On va mettre des lignes dans des zones où il y a une forte demande aujourd'hui, comme les quartiers en plein développement du Ban de Gasperich-Cloche d'Or, le Kirchberg ou Cessange. Une nouvelle ligne reliera aussi Belair au Findel", explique Lex Bentner.