62% des soignants qui travaillent au Luxembourg, viennent de France, d'Allemagne et de Belgique.

Le manque de personnel dans les hôpitaux est un problème crucial au Luxembourg. Les autorités se sont toutefois mises d'accord pour ne pas procéder à des recrutements proactifs dans les pays voisins. L'information a été confirmée à nos collègues de RTL par le président de la Fédération luxembourgeoise des hôpitaux, Paul Junck, et par le président-directeur de la Caisse nationale de Santé, Christian Oberlé. Et ceci, principalement pour des raisons éthiques, explique Paul Junck. En France, en Belgique et en Allemagne, les hôpitaux sont confrontés à d'énormes difficultés au niveau de leurs capacités.

Le risque existe aussi que les pays voisins réquisitionnent leur personnel soignant respectif. Ce serait fatal au Luxembourg, dont 62% des soignants viennent de ces trois pays.

Selon le directeur de la CNS, Christian Oberlé, nous échouons à mener à bien de nouvelles embauches, non à cause de limites budgétaires, mais simplement à cause de la difficulté de trouver du personnel. Les candidatures spontanées en provenance de l'étranger sont toutefois bien prises en considération, confirment Paul Junck et Christian Oberlé.

Les responsables ciblent les étudiants du Lycée Technique pour Professions de Santé, qui sont en cours de spécialisation. Par ailleurs, les prépensionnés du secteur sont motivés à reprendre leur activité. Des solutions sont également recherchées au sein des hôpitaux, explique Paul Junck. Le personnel employé à des tâches administratives, qui a les diplômes nécessaires, peut être à nouveau employé sur le terrain.

Dans les hôpitaux luxembourgeois, 250 soignants sont actuellement indisponibles, parce qu'ils sont soit en quarantaine soit en isolement à cause du Covid-19.