Le syndicat des enseignants Féduse a publié un message clair sur Facebook dimanche soir, à l'attention du ministre de l’Éducation nationale.

Les responsables du syndicat critiquent l'inaction du ministère malgré les nombreux cas d'infections au Covid-19. Aucune nouvelle mesure n'a été introduite, le ministère a simplement communiqué que celles mises en place de manière graduelle ont fait leurs preuves. Un "conte de fées" selon la Féduse.

RÉAGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD

Le syndicat déplore que de nombreux cours ne soient déjà plus possibles en présentiel dans un nombre de plus en plus élevé d'écoles. Beaucoup d'enseignants et d'élèves seraient en quarantaine et de nombreux cours se tiennent déjà en grande partie à distance, ce qui n'est pas toujours possible. Le syndicat précise que si aucune nouvelle mesure n'est prise rapidement, cette situation va continuer de s'aggraver.

La Féduse demande au ministre de prendre ses responsabilités et d'introduire le port du masque obligatoire dans toutes les salles. D'autres modèles de cours doivent également être analysés et proposés, afin de réduire les contacts tout en garantissant un apprentissage pour les élèves. Le syndicat se demande également s'il ne serait pas sensé de repasser à l'enseignement à distance pour les classes terminales ou de réintroduire le système des groupes A/B.

Dans tous les cas, le syndicat souligne qu'une réaction rapide est nécessaire maintenant avant qu'il ne soit trop tard et que les élèves doivent à nouveau rester chez eux après la fermeture des écoles. Les responsables regrettent que le ministère n'ait pas pris la peine d'impliquer les représentants des enseignants ne fut-ce qu'une seule fois dans la gestion de la crise.

Här Minister: Stoppt d'Märchestonn! Iwwerhuelt endlech Verantwortung, éier et ze spéit ass! Trotz rasant klammenden...

Gepostet von Féduse/Enseignement-CGFP am Sonntag, 25. Oktober 2020

L'ACEN, Association des chargés de l'enseignement national, a également pris la parole dimanche soir dans un communiqué dans lequel l'association fait part de ses préoccupations par rapport à la situation actuelle. Les responsables critiquent également la mauvaise communication du ministère et demandent l'introduction de nouvelles mesures tout en se plaignant de "graves" fautes logiques.