Les chercheurs de la Covid-19 Task Force parlent d'une croissance exponentielle du nombre d'infections et d'un moment éventuellement critique, qui pourrait continuer à s'aggraver jusqu'à atteindre 370 nouveaux cas par jour en décembre.

L'évolution actuelle du nombre d'infections au coronavirus pourrait être à un stade critique, qui s'aggraverait encore. Une forte prise de conscience et/ou des mesures qui limitent les contacts physiques, pourraient être nécessaires, écrivent les scientifiques du groupe de travail Covid-19 dans leur dernière analyse.

Cette analyse a été rédigée vendredi dernier et se réfère à l'évolution de la semaine dernière. Le document a été mis en ligne lundi.

Les chercheurs y parlent d'une croissance exponentielle. Cela signifie que les chiffres sont multipliés par deux sur une certaine période. Le temps de doublement est maintenant de 5,5 jours, la semaine précédente, il était encore de 7 jours. Le taux de reproduction effectif est passé de 1,14 à 1,31.

La semaine dernière, il y a eu 157 nouveaux cas par jour. Les sept jours précédents, il y en avait eu 91. Ces chiffres sont les plus élevés depuis le début de l'épidémie. Cette tendance pourrait mener à une dynamique exponentielle, qui ne serait plus contrôlable. Les chercheurs utilisent délibérément le conditionnel. Il serait possible. Il n'est donc pas certain que cela se produise.

Les scientifiques ont calculé dans leurs projections, qu'il pourrait y avoir, au maximum, 370 nouveaux cas par jour début décembre. C'est le double par rapport aux projections de la semaine précédente. Les prévisions se sont dégradées ces dernières semaines.

Record de nouvelles infections

Le virus est plus présent dans la population, c'est ce que montrent également les résultats des tests à grande échelle. Le taux de prévalence a grimpé à 2,5%.

Ce sont les chiffres les plus élevés de nouvelles infections, que nous avons eus jusqu'à présent. Les chiffres ont baissé cet été, parce que les gens avaient moins de contacts et qu'il y avait davantage d'activités en plein air vu le beau temps. L'évolution actuelle indiquerait que la distanciation sociale et les mesures d'hygiène ne sont plus suffisantes pour abaisser les chiffres pendant la deuxième vague. Une plus grande prudence et/ou de nouvelles mesures pourraient être nécessaires pour éviter des cas plus graves et des décès.

Le nombre peu élevé de lits occupés par des patients Covid en soins intensifs et de morts pendant la deuxième vague serait probablement dû à un meilleur traitement médical et au fait que ce sont davantage des jeunes qui sont concernés actuellement. Mais il serait difficile de prédire comment cela va évoluer, selon le groupe de travail Covid-19.