Le prix médian du litre de lait était de moins de 15 cents par kilo en 2018.

Alors que la moitié des exploitations agricoles ont réussi à couvrir les frais grâce aux recettes du lait vendu tout en faisant un bénéfice, l'autre moitié n'est pas du tout dans la même situation. C'est ce que l'on apprend de la part du ministre de l'Agriculture Romain Schneider dans sa réponse à une question parlementaire des députés Bauler et Graas (DP). Leur question se base sur une enquête réalisée auprès de la moitié de ces exploitations.

En 2017 et 2018, le producteur laitier spécialisé a réalisé en médiane (50% des producteurs avaient moins et les autres 50% des producteurs avaient plus) un revenu de 14,5 cts/kg de lait en 2017 et de 11,9 cts/kg de lait en 2018. De nos jours, on compte 54.000 vaches dans les exploitations agricoles luxembourgeoises, une augmentation de 20 pourcents en dix ans.

Sur les 640 exploitations laitières du pays, 204 livrent leur lait à des laiteries étrangères alors que les laiteries luxembourgeoises exportent 56 pourcents de la production globale de lait vers l'Allemagne ou la Belgique afin d'y être transformée.

Après le retrait du projet de construction d'une laiterie par le géant grec FAGE dans le sud du pays, le ministre Romain Schneider a confirmé qu'actuellement, il n'y avait plus de nouvelle opportunité de vente pour les exploitations agricoles spécialisées au Luxembourg.

Une table-ronde était organisée ce vendredi afin de débattre de la problématique du secteur du lait ainsi que la surproduction européenne, en présence de la FLB, Fair Mëllech et Biogros.