Après l'annonce de la suppression de 80 emplois au sein de la maison d'édition, sept réunions ont été consacrées ces dernières semaines à la mise au point d'un plan social.

Mais aucun accord n'a pu être trouvé et au final, c'est un "protocole de non-accord" qui a été retenu. Il sera déposé lundi prochain à l'Office national de la Conciliation au ministère du Travail. Sur les 80 emplois qui devaient initialement être supprimés, six seront maintenus, écrit le directeur général des Editions Saint-Paul, Paul Peckels, dans un mail adressé aux quelques 300 salariés du groupe, un mail que nos collègues de RTL ont pu lire.

Il est encore expliqué dans ce courrier électronique que les revendications des syndicats seraient totalement irréalistes, surtout sur le plan financier. C'est ce qui expliquerait aussi l'échec des négociations.

Le directeur général ajoute dans son mail qu'un piquet de protestation ayant déjà été annoncé pour la période qui suivrait les négociations, les syndicats étaient conscients de ne pas arriver à un accord.

Paul Peckels précise enfin qu'il regrette toute cette situation et il se dit prêt à reprendre les négociations.

Incompréhension du syndicat LCGB

Lundi, le syndicat LCGB a encore participé à une réunion sur ce dossier avec le ministre du Travail, Dan Kersch, qui avait recommandé de proroger le délai des négociations. Mais ce n’était pas une option pour la direction des Editions Saint-Paul, comme l’a confirmé Paul Peckels.

Une position que ne comprend pas le LCGB, pour qui un délai de deux semaines pour négocier un plan social, serait très court, comme l’explique la secrétaire générale du syndicat, Céline Conter: "J’ai déjà fait l’expérience que quand on appelle l’ONC, l’Office national de conciliation, et que l’on dit, pourrions-nous, s’il vous plaît, prolonger le délai – même s’il est prévu dans la loi - est-ce que ça va ? Et j’ai eu le cas, où les deux parties se sont entendues, nous avons alors encore pris quelques jours et nous sommes parvenus à un accord. Et ici, c’est en fait impossible et incompréhensible, que là où le ministre du Travail a tendu la main, la direction n’ait absolument pas suivi."

Il semble que les deux parties aient à présent perdu leur confiance mutuelle. La direction reproche par exemple au syndicat d’avoir provoqué l’échec des négociations, en organisant d’ores et déjà un piquet de manifestation pour l’après-négociations. Le syndicat explique de son côté, que cela est dû au fait que de telles actions doivent toujours être planifiées au préalable, mais que cela aurait évidemment pu être annulé à tout instant.

Dès que l’échec des négociations est signalé à l’ONC, il reste deux semaines pour trouver un accord.