Pour le virologue Claude Muller, le rebond de l'épidémie ce début d'automne au Luxembourg est dû à plusieurs facteurs. Voici ses explications.

Interrogé par RTL sur l'évolution de l'épidémie au Luxembourg, le virologue Claude Muller, du Luxembourg Institute of Health, ne s'étonne pas de voir les infections se multiplier. Selon lui, plusieurs facteurs simples expliquent cette hausse du nombre de cas.

Avec la fin des vacances scolaires et le retour de voyage des résidents et des frontaliers, les contacts redeviennent fréquents, que ce soit à l'école ou au travail. Dès lors, la proximité entre les personnes facilite l'apparition de nouveaux cas positifs.

"Ces nouveaux contacts se traduisent par de nouvelles infections. C'est une situation typique" affirme le professeur Claude Muller. "Évidemment, la baisse des températures fait que nous passons davantage de temps en intérieur. Nous ouvrons moins les fenêtres et avons plus de contacts rapprochés avec les autres. Nous sommes donc davantage exposés aux personnes éventuellement infectées."

Dans son dernier bilan hebdomadaire de suivi de l'épidémie, publié mercredi 23 septembre, le ministère de la Santé notait justement que les contaminations liées aux retours de vacances étaient encore nombreuses, bien qu'en baisse. Et les "contaminations intrafamiliales" représentaient 20% des cas positifs.

D'après le professeur Claude Muller, le retour des vacances et le mauvais temps expliquent le rebond de l'épidémie. / © RTL

BIENTÔT UNE QUARANTAINE INVERSÉE?

Pour empêcher les risques d'infection, par exemple dans un foyer où des personnes à risque sont en contact avec des personnes contaminées, le virologue recommande d'instaurer une "quarantaine inversée".

Ainsi, ce n'est pas la personne testée positive qui serait isolée mais celle à risque. Celle-ci pourrait, par exemple, s'installer quelques jours à l'hôtel de manière préventive, au frais de l'État, ce qui la protégerait tout en réduisant le coût supporté par le pays puisqu'une chambre d'hôtel coûte bien moins cher qu'une place en soins intensifs.