Roger Infalt, le secrétaire général de l'Association luxembourgeoise des journalistes professionnels (ALJP) ne s'attendait pas à une décision aussi radicale.

Le journaliste, qui fait également partie du Conseil de presse du Luxembourg, explique qu'il s'agit du résultat de la pandémie mais également de plans drastiques de restructuration budgétaire. Ce que l'on voit pour le moment n'est que la pointe de l'iceberg, selon Roger Infalt qui prend comme exemple le Lëtzebuerger Journal qui ne sera plus proposé qu'en digital à partir du mois de janvier et au sein duquel sept emplois devraient encore être supprimés.

C'est la qualité de la presse qui va également souffrir de ces réductions de personnel et restructurations budgétaires.

La loi prévue d'aide à la presse soutiendrait davantage la quantité que la qualité selon Roger Infalt qui explique que le texte prévoit d'analyser le nombre de journalistes professionnels embauchés plutôt que le nombre de journaux qui sont imprimés, par exemple. Il ne faut pas oublier que seuls les journalistes sous contrat sont comptabilisés, ce qui représente un réel danger pour les journalistes indépendants qui se retrouvent très souvent sur le pavé.

PLAN SOCIAL

Après l'annonce de la suppression de 80 emplois au sein de la maison d'édition Saint-Paul, les négociations vont pouvoir commencer afin d'élaborer un plan social pour les personnes concernées.
Dans un message interne, la direction annonce que, en raison de l'ampleur de la crise, et afin de permettre à la société de survivre à moyen et long terme, les responsables se voient dans l'obligation de prendre des mesures drastiques afin de garantir la rentabilité de l'entreprise. Le quotidien Lëtzebuerger Wort fait partie des titres édités par Saint-Paul.

La semaine dernière, l'ALJP avait sommé les propriétaires belges d'annuler les suppressions d'emploi et de tenir un dialogue social juste et transparent en leur rappelant de s'en tenir aux exigences du contrat collectif.