Les partenaires sociaux se sont mis d'accord sur la manière de réguler le télétravail à l'avenir.

Le Conseil économique et social (CES), qui regroupe des représentants de tous les partenaires sociaux, a rendu un avis sur le télétravail. Il propose aussi un texte pour une nouvelle convention.

Les discussions n'ont pas été faciles et la matière est très complexe, selon le président du CES, Jean-Jacques Rommes.

Le télétravail a des avantages, mais aussi des inconvénients. Du reste, seuls 50% des salariés pourront en profiter, selon le secteur où ils travaillent.

Il faut faciliter l'accès au télétravail. Envisager un à deux jours de télétravail par semaine serait réaliste. Ce serait positif pour le trafic routier aux heures de pointe, mais pas nécessairement pour l'environnement, car les gens utilisent malgré tout leur voiture pour aller faire des achats, par exemple.

Le télétravail entraîne toutefois des pertes économiques dans le secteur Horesca et dans celui du commerce. Le salarié obtient plus de libertés, mais aussi plus de responsabilités. Il y a également des risques, résume le rapporteur de l'avis du CES, Christophe Knebeler. C'est une autre forme de répartition du travail et la confiance joue un grand rôle.

D'un point de vue individuel, la mesure peut être positive ou négative, pense le Conseil économique et social. A cause de la législation, les frontaliers pourraient moins profiter du télétravail. Le CES recommande donc une nouvelle fois une harmonisation des seuils de fiscalité et de sécurité sociale. De telles discussions ne seront certainement pas simples et auront probablement un coût pour le Luxembourg et le gouvernement, selon le CES.

L'avis du Conseil économique et social, avec la proposition de convention, a été transmis au ministre du Travail. Il devra ensuite être discuté avec les partenaires sociaux.