La société d'exploitation avait fait miroiter 11 millions de clients par an, mais le centre commercial de la Cloche d'Or en est encore bien loin.

La crise du coronavirus n'a évidemment pas amélioré la situation déjà difficile. Depuis, des commerçants mécontents se sont unis pour faire pression sur l'exploitant, qui ne serait pas suffisamment actif, selon eux. Une initiative qui semble porter ses fruits.
Hypermoderne et sobre. De nombreux commerçants ont vu dans ce nouveau centre commercial la possibilité de faire de l'argent. Ce fut notamment le cas de Konstantin Kiermeier, qui y exploite une filiale d'une franchise de cafés. L'objectif de 11 millions de visiteurs par an l'avait rendu optimiste et décidé à se lancer. A l'époque, les commerçants s'étaient aussi accommodés des loyers élevés.

Konstantin Kiermeier est président d'une association fondée dans l'urgence. Elle représente les intérêts des commerçants du centre. Ses membres sont remontés contre l'exploitant du centre commercial. Ce dernier n'aurait pas suffisamment soutenu les commerçants dès le départ. L'équipe de la société Ceetrus, qui gère le centre, rejette l'accusation. Mais oui, il est toujours possible de faire encore mieux.

L'association a une idée précise de ce à quoi doit ressembler cette aide: loyers gratuits pour les deux mois de confinement. Tout comme l'ont fait d'autres centres commerciaux pour leurs locataires au Luxembourg, et comme Ceetrus l'a décidé pour ses centres en France.

En revanche pour la société d'exploitation, ce serait plutôt, 20, 30 peut-être même 40% de remise sur un loyer en fonction de la situation de chacun. Depuis l'ouverture du centre commercial l'an dernier, neuf boutiques ont déjà fermé définitivement leurs portes. Une quinzaine seraient actuellement au bord du gouffre, estime Konstantin Kiermeier.

Pas question d'un accord global pour tous les commerçants pour Matteo Perino, le PDG de Ceetrus Luxembourg, qui est toutefois prêt à un compromis.

Un budget de cinq millions d'euros pour soutenir le centre commercial: Konstantin Kiermeier y croira seulement quand il verra ce chiffre écrit noir sur blanc.

Le reportage en langue luxembourgeoise: