Les enseignants et éducateurs qui encadrent les enfants à besoins spécifiques sont remontés contre le ministre de l'Education, Claude Meisch.

Le ministre voudrait dégrader les conditions de travail et refuserait le dialogue social, selon cinq syndicats, qui avaient prévu une action symbolique devant le ministère mardi après-midi.

A l'origine du mouvement de protestation, il y a trois notes du ministère de l'Education en juillet, dans lesquelles sont définies les tâches du personnel qui travaille avec des enfants à besoins spécifiques. D'une part au fondamental, c'est-à-dire pour les enseignants et éducateurs qui travaillent dans des centres de compétence et qui prennent en charge ces élèves dans leur classe. Et d'autre part le personnel des services psycho-sociaux et sociaux-éducatifs dans les lycées. Les syndicats ont vu dans ces notes, une dégradation évidente de leurs conditions de travail.

Le ministère y précise qu'il souhaite définir de manière plus claire et uniforme, les tâches du personnel concerné, parce qu'il y avait jusqu'à présent des applications divergentes sur le terrain. Les départements syndicaux concernés de la CGFP ont été surpris que ces notes aient été envoyées aux directions avant d'avoir obtenu un rendez-vous au ministère et que, contrairement à ce qui avait été promis dans sa réponse à une question parlementaire en mars 2019, le ministre n'aurait plus l'intention d'élaborer une nouvelle base légale pour le personnel en question. Claude Meisch n'assistait pas lui-même à la réunion qui a suivi. Le ministère a précisé ultérieurement que les conditions de travail spécifiées dans la note, ne vaudraient que pour les nouveaux collaborateurs.

Mais cela ne suffit pas aux syndicats. Fin juillet, ils avaient déjà exprimé leur déception quant à la manière d'agir du ministère dans une lettre ouverte à Claude Meisch. Et ils avaient appelé à une action symbolique et à une conférence de presse ce mardi après-midi. Ils demandent notamment le retrait des trois notes et que les conditions de travail soient définies en concertation avec les syndicats.

Réaction du ministère

Dans un communiqué publié mardi en fin de matinée, le ministère de l'Education a pris position par rapport aux reproches des syndicats. Il est rappelé que les conditions de travail des personnes déjà sous contrat, restent inchangées. Ces agents ne sont donc pas concernés par les modifications prévues. Il n'a jamais été dans l'intention du ministère de réformer sur le fond les tâches du personnel concerné dans la situation sanitaire et économique actuelle. Le ministère invite les syndicats à poursuivre les échanges dans les prochaines semaines.