La ministre de la Santé a déclaré lundi que la 2e phase du dépistage à grande échelle, sur le point de débuter, conforterait la place du Luxembourg en tant que "pionnier" dans ce domaine.

Après un peu plus de 560.000 tests effectués, la première phase du dépistage à grande échelle luxembourgeois s'est conclue mi-septembre. L'opération, d'une ampleur inédite, a permis de tester 307.751 résidents. Soit environ la moitié du pays.

"Cette initiative sans précédent a été largement reconnue au niveau international, renforçant encore la réputation du pays en matière de santé publique et de recherche biomédicale"
, a déclaré le professeur Paul Wilmes du Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB) de l'Université du Luxembourg, porte-parole adjoint de la Task Force.

"La force de notre réponse à la pandémie réside dans le lien étroit entre les initiatives de santé publique telles que les tests à grande échelle et les efforts de recherche exceptionnels des institutions de recherche luxembourgeoises", ajoute Claude Meisch, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Claude Meisch lors du bilan de la première phase du dépistage à grande échelle. / © RTL

Dès le 16 septembre, c'est la deuxième phase qui devra assurer le suivi de l'épidémie, avec le même objectif: identifier le plus tôt possible les personnes infectées, qu'elles soient asymptomatiques ou non, et interrompre les chaînes d'infections. Plus longue (jusqu'en mars 2021), cette deuxième phase se veut surtout plus précise et plus flexible avec "une réactivité plus efficace en cas d’évolution épidémiologique inquiétante".

Selon la ministre de la Santé Paulette Lenert, le nouveau dispositif "confortera la position du Luxembourg en tant que pionnier du diagnostic à large échelle" et "fera partie intégrante de la politique de lutte du gouvernement contre le virus, idéalement jusqu’à la sortie de crise". 

Elle se chargera de détailler dans dix jours le fonctionnement de cette 2e phase, durant laquelle les autorités prévoient de tester jusqu'à 53.000 personnes par semaine.