Vendredi, Claude Meisch et Paulette Lenert ont présenté un rapport élaboré par une équipe de chercheurs et de pédagogues sur la gestion de la pandémie à l'école.

Cette nouvelle étude se basait sur une question précise: quel rôle jouent les jeunes à l'école dans la propagation du coronavirus au Luxembourg? Les ministres de la Santé Paulette Lenert et de l'Education Claude Meisch, appuyés par des experts scientifiques de la Task Force Covid-19 et de l'Inspection sanitaire ont présenté ce rapport en vue de la rentrée scolaire de septembre.

FLEXIBILITÉ ET CRÉATIVITÉ

Il faut s'attendre à ce que le virus et la maladie pulmonaire qu'il provoque fassent partie intégrante de la rentrée. Selon la ministre de la Santé, nous nous trouvons encore en pleine pandémie et il faut faire preuve de créativité ainsi que de flexibilité. Le but de la politique présentée vendredi matin est de créer un environnement scolaire aussi normal et sécurisé que possible. Un risque minimum doit être garanti.

Des infections, certes limitées, ont eu lieu en milieu scolaire avant les vacances. 49 cas ont été confirmés dans ce contexte. Le respect des mesures d'hygiène et des distanciations physiques a contribué à ce résultat selon les chercheurs qui confirment que ces mesures seront encore d'application au mois de septembre.

Les scientifiques ont cependant souligné l'absence de données définitives, même à l'international, avec lesquelles des conclusions pourraient être tirées. Mais les responsables restent optimistes pour la rentrée.

MOINS D'HOSPITALISATIONS OU DE COMPLICATIONS

Sur base des chiffres récoltés au Luxembourg, les autorités peuvent néanmoins avancer un nombre décroissant d'hospitalisations ou de complications médicales chez les jeunes. Les enfants sont quant à eux moins exposés aux infections et leur rôle est clairement limité dans la propagation du virus. Les élèves les plus âgés sont plus impactés que les plus jeunes, comme ceux du cycle 1.

Au Luxembourg, aucun jeune âgé de 0 à 19 ans n'est décédé des suites d'une infection au coronavirus.

PLUS D'INFECTIONS DANS LE CADRE FAMILIAL

Aucun foyer n'a pu être décelé à l'école. Le risque d'une infection dans le milieu scolaire reste faible. En revanche, c'est dans la sphère familiale que la plupart des infections se produisent au Luxembourg. Selon les évaluations des chercheurs, seulement 11,6 pourcents des infections se sont produites en milieu scolaire contre 42,9 à la maison. Le taux de reproduction est de 0,27 à l'école.

2.711 personnes issues du milieu éducatif ont été placées en quarantaine, dont 152 qui ont été testées positives au Covid-19. 822 membres de familles ont également été visés par un isolement, pour 115 cas positifs. 726 élèves, dont 16 positifs, étaient concernés. En moyenne, ces personnes ont observé 4,3 jours de quarantaine.

Le ministre de l'Education souhaite désormais discuter des résultats de cette étude durant les semaines à venir avec les différents partenaires afin de présenter à la fin du mois un modèle comprenant plusieurs étapes pour la prochaine année scolaire. Ce concept proposera des différences plus nuancées entre le fondamental et le secondaire ainsi que par rapport aux autres enseignants. Il prendra également en considération la situation dans les différents établissements scolaires.

HORAIRE NORMAL POUR LA RENTRÉE

A priori, aucune matière ne devrait être sacrifiée et un horaire normal devrait être réintroduit, si la situation le permet. Les responsables souhaitent une rentrée normale dans le respect des restrictions sanitaires. Le sport à l'école doit à nouveau pouvoir faire partie de l'offre scolaire dès la rentrée.

En outre, élèves et enseignants pourront à nouveau s'inscrire à un dépistage systématique avant la rentrée.