La deuxième phase du dépistage à grande échelle débutera fin août. Voici ce qu'il faut en retenir.

La deuxième phase du dépistage  à grande échelle ("large scale testing", ndlr) a été votée à l'unanimité par les députés le 21 juillet.

Pour mener à bien la rentrée, le gouvernement pourra donc dépenser un peu plus de 60 millions d'euros (hors TVA) pour réaliser des dépistages contre le coronavirus pendant environ trente semaines, soit sept mois et demi, à partir de la fin du mois d'août. Le coût est élevé mais, d'après le Collège médical, il est justifié: l'État a une "obligation de moyens" face à la menace que représente le virus.

QUI SERA TESTÉ?

Durant ces trente semaines, soit jusqu'au printemps 2021, l'Etat ambitionne de réaliser jusqu'à 53.000 tests par semaine. Ce qui ferait 1.590.000 tests à la fin du dispositif.

Le rythme de dépistage sera inférieur à celui de la première phase, mais cet écart serait compensé par un meilleur ciblage des tests parmi la population exposée au virus: personnel soignant, forces de l'ordre, employés de l'horeca, des services d'hébergement pour personnes âgées...

Les individus arrivant au Luxembourg par la gare centrale ou l'aéroport du Findel (hormis les frontaliers) pourront eux aussi être dépistés. La population résidente et frontalière, sera elle aussi largement invitée à se faire tester.

Enfin, le gouvernement conservera une certaine capacité de dépistage pour les foyers d'infections susceptibles d'apparaître. Contrairement aux autres cibles, les dépistages des personnes développant des symptômes seront maintenus "jusqu'à la disparition du virus".

La première phase du dépistage à grande échelle avait permis de détecter près de 13% des infections au coronavirus. Comme l'ont reconnu les députés, malgré son envergure et surtout sa durée, cette deuxième phase ne pourra faire disparaître le virus au Grand-Duché. "Il ne s’agit pas d’éradiquer le virus, mais de le contrôler" détaille le gouvernement dans son projet de loi.