Une étude publiée par le Liser laisse entrevoir un phénomène peu abordé jusqu'à présent: au Luxembourg, un employé sur quatre est sur-compétent pour son poste.

Un diplôme reconnu, une expérience professionnelle complète, une culture générale développée... Ou l'inverse. D'après un rapport publié début août, un résident sur deux a des compétences qui ne correspondent pas à son poste.

Avant cette étude, aucune recherche n'avait encore étudié les capacités des travailleurs du Luxembourg et leur poste. C'est désormais chose faite.

D'après le Liser, qui se base sur une enquête européenne de 2015, près d'un résident sur deux (46%) a des compétences inadaptées avec son poste actuel. Une tendance similaire à l'Allemagne et la France, mais plus prononcée qu'en Belgique.

Ce problème de qualification cache toutefois deux réalités:

  • 25% des travailleurs s'estiment sur-compétents pour leur poste
  • 21% disent être sous-compétents pour leurs tâches quotidiennes

Tandis que les résidents sur-compétents vont mal vivre le fait de ne pas exploiter pleinement leur potentiel, les autres vont avoir des difficultés à remplir leurs objectifs. Quoiqu'il en soit, tous seront insatisfaits de leur situation.

La solution au problème va également varier. Alors que les sur-compétents pourront prendre davantage de responsabilités et assumer des exigences plus élevées, ceux qui se disent sous-compétents auront besoin de formations pour obtenir de nouvelles qualifications.

D'après les calculs du Liser, cette tendance s'estompe progressivement au Luxembourg. Et c'est tant mieux car ceux dont les compétences sont en adéquation avec leur emploi se montrent plus satisfaits de leurs conditions de travail.