Le projet est à peine dans les tuyaux des autorités que le Mouvement écologique lui a déjà réservé quelques critiques.

Le Luxembourg doit se doter d'un nouveau système de qualité et de certification en matière de production alimentaire. Le projet de loi a récemment reçu le feu vert du Conseil de gouvernement, des corrections techniques doivent maintenant être effectuées.

Le texte définit notamment sous quelles conditions les producteurs alimentaires peuvent recevoir ce label garanti par l’État. Des exigences minimales ont été imposées afin de pouvoir jouir de l'agrément officiel et d'utiliser le logo correspondant à celui du nation branding.

Selon le ministre de l'Agriculture Romain Schneider, trois catégories de critères vont faire leur apparition: la qualité et le goût, l'aspect régional et enfin l'environnement et le bien-être animal. Pour chaque catégorie, dix critères seront listés, dont au moins un doit être respecté afin d'obtenir le label.

Une condition vivement critiquée par le Mouvement écologique: un critère ne serait pas suffisant, selon eux. Ils regrettent également que le texte soit déjà passé par le Conseil de gouvernement sans que le ministre n'ait cherché une discussion honnête avec les partenaires extérieurs.

Le ministre a répondu que pour des raisons de timing, le texte a dû être rapidement terminé et envoyé aux différentes instances, à cause des contraintes de Bruxelles et des différentes amendes qui auraient pu en découler. Certaines marques nationales ne seront bientôt plus reconnues, une situation que le ministre voulait absolument éviter.

Romain Schneider souhaite également discuter avec la Chambre des députés, informer la presse et voir avec tous les acteurs comment le texte pourrait encore être amélioré.

Selon l'Alliance des agriculteurs, un dialogue a bien eu lieu et ce sont des revendications vieilles de 20 ans qui sont enfin mises en œuvre.

Le vice-président Marco Koeune souligne que le Luxembourg offre actuellement 20 labels qui représentent un aspect du produit mais pas de la production. Pour lui, il s'agit d'un énorme bond en avant si la barre est à un niveau plus élevé en donnant une réelle chance aux produits nationaux.

La visibilité de l'aspect régional doit encore être renforcée, selon l'Alliance des agriculteurs.