Le Premier ministre n'a pas encore pu préciser aux députés le montant exact de la participation luxembourgeoise au plan de relance européen.

Le plan de relance européen chiffré à 1.800 milliards d'euros était à l'ordre du jour de la Commission parlementaire des finances et du budget ce vendredi matin. L'opposition s'est dite déçue de son entrevue avec Xavier Bettel: CSV et ADR attendaient des réponses claires de la part du Premier ministre mais le montant exact de la contribution luxembourgeoise au budget pluriannuel et pour le plan de relance de l'UE n'a pas été communiqué. En outre, le fonctionnement des différentes participations financières ainsi que l'impôt sur le plastique, qui représente une partie du plan de relance, n'est pas clair.

Selon les députés de l'opposition après la commission, le Luxembourg devra débourser environ un milliard d'euro pour le budget prévu pour les sept prochaines années, dont 100 millions d'euros pour le Brexit. Ils déplorent un manque d'information concernant le montant total des rabais des états membres ou encore le remboursement des crédits à partir de 2028.

Les députés CSV, ADR et Pirates regrettent que le Grand-Duché n'obtienne que 100 millions d'euros dans le cadre du plan de relance.

L'accord du 21 juillet à Bruxelles est pourtant défendu par le Premier ministre Xavier Bettel. Il ne s'agit pas d'un deal parfait mais d'une réponse historique et nécessaire face à la crise. Le ministre d'Etat souligne que "nous avons signé un nouveau contrat de mariage entre les pays de l'UE". Il aurait également préféré que certains Etats aient bénéficié de "moins de rabais" tout en précisant que le "plus horrible" aurait été de suivre un classement qui stipulerait le montant que chacun pourrait recevoir.

Le Luxembourg profite du bon fonctionnement de l'Union européenne, selon Xavier Bettel.

La Chambre des députés sera tenue au courant en toute transparence, notamment en matière d'impôt sur le plastique. Le Premier ministre a également précisé que "les montants précis ne peuvent pas encore être communiqués car le plan de relance est encore entre les mains du Parlement européen" et que "de nombreux calculs doivent être effectués sur l'année prochaine".