L'affaire avait éclaté en février 2017, alors que les faits remontaient à février 2012.

Il y a sept mois, un homme a été condamné pour détention de matériel pédopornographique à un an de prison avec sursis probatoire, avec la contrainte judiciaire de suivre un traitement à cause de ses tendances pédophiles, et à une amende de 1.000 euros. Il a en outre écopé d'une interdiction de travailler dans la fonction publique pendant cinq ans. Il a fait appel sur ce dernier point de la condamnation et il pourrait bien obtenir satisfaction.

La représentante du Parquet général a en effet estimé qu'en ce qui concerne l'interdiction de travailler dans la fonction publique, c'était la question de l'honorabilité du prévenu qui se posait. S'il perdait son emploi dans la formation pour adultes, le temps libre dont il disposerait alors, pourrait le renvoyer vers son obsession compulsive. C'est pourquoi il devrait peut-être être dispensé de cette interdiction. Dans le même temps, l'interdiction d'exercer une quelconque activité avec des mineurs, dont il est aussi frappé, devrait être portée de cinq à dix ans. Il faudrait garantir que l'ex-enseignant ne puisse plus donner cours à des enfants. Pour un homme présentant des tendances pédophiles, un suivi par un psycho-sexologue serait en outre peut-être préférable à celui d'un psychiatre.

Auparavant, l'accusé, chez qui les policiers avaient découvert au moins 135.000 photos et 875 films à caractère pédopornographique, avait expliqué que son avenir professionnel serait détruit si l'interdiction de travailler dans la fonction publique était maintenue.

La présidente de la Cour a fait la leçon à l'accusé et a ajouté qu'il y avait eu beaucoup d'affaires de ce genre ces derniers temps, mais il les avait toutes surpassées. La juge a parlé d'une "envergure effrayante" et des pronostics mitigés de l'expert-psychiatre.

Maître Tom Luciani, l'avocat de l'accusé, a affirmé que son client avait arrêté avec tout cela et qu'il était suivi depuis trois ans. Dans l'enseignement pour adultes, il n'aura pas de contact avec des mineurs et la perte de son travail serait une sanction disproportionnée.

Le verdict est attendu le 29 juillet.