L'accusé avait l'intention de tuer la jeune femme et avait bien réfléchi à ses actes, selon le parquet.

Mercredi en début de soirée, le représentant du parquet a requis 20 ans d'emprisonnement à l'encontre de l'homme qui avait, en novembre 2018 à Esch, frappé au moins huit fois une femme à la tête avec un marteau.

Selon un médecin légiste, l'accusé avait frappé fort. La victime présentait des blessures mortelles et elle aurait pu mourir si elle n'avait pas été opérée. L'accusé avait souhaité sa mort et n'avait droit à aucune circonstance atténuante.

Après un incident survenu en septembre 2018 avec la mère de la future victime, celle-ci avait porté plainte. Le jour des faits, un bon mois plus tard, le prévenu avait voulu discuter avec la mère, mais c'est la fille qu'il avait rencontrée à Luxembourg-Ville. Après lui avoir dit que la plainte ne serait pas retirée, le jeune femme avait pris un bus pour Esch. L'homme était monté dans le bus un peu plus loin et selon ses déclarations, ce n'est qu'en sortant qu'il avait pensé à une attaque au marteau. Il avait frappé, il était parti, puis revenu et avait à nouveau frappé. La victime n'était sortie de l'hôpital qu'à la mi-décembre, a rappelé le représentant du parquet.

Après que Maître Pucurica, l'avocat de six parties civiles, ait demandé 450.000 euros de dommages et intérêts, l'avocate de l'accusé a plaidé l'absence de préméditation, son client n'avait pas souhaité la mort de la femme. Pour Maître Real, il ne voulait pas tuer la jeune femme, mais que sa mère retire sa plainte. L'homme n'avait pas obtenu l'assistance de la future victime pour y parvenir et il avait agi par colère. Son client n'était pas dans son état normal, il était sous l'influence de stupéfiants. Selon l'avocate, il fallait retenir les coups et blessures volontaires avec incapacité de travail. A la fin de l'audience, le prévenu a prié la famille de la victime de lui pardonner.

Le verdict sera prononcé le 31 juillet.