Le débat sur la situation dans le quartier de la Gare et à Bonnevoie a été relancé mardi matin.

Ce n'est pas un secret: la situation dans le quartier de la Gare inquiète beaucoup de résidents. Ce n'était qu'une question de temps pour que les politiques réagissent à leur tour. Mardi, le DP et le CSV ont déposé une motion "concernant la situation très préoccupante du point de vue sécurité et incivilités dans le quartier Gare et dans certaines rues du quartier de Bonnevoie de la Ville de Luxembourg".

Dans cette motion, le DP et le CSV dénoncent "une situation inacceptable" et "l’absence de mesures efficaces pour endiguer le développement d’activités illégales" dans ces quartiers de la capitale. Prostitution, mendicité organisée, vente et consommation de stupéfiants: ce sont trois des problèmes majeurs cités dans ce document.

Pour y remédier, les représentantes des deux partis, Héloïse Bock et Claudine Konsbruck proposent un plan en 15 étapes qui vont de la mise en place de nouvelles mesures de réaménagement dans la rue de Strasbourg au renforcement des effectifs de police dans les quartiers concernés en passant par une réévaluation de la situation autour du centre pour toxicomanes l'Abrigado à Bonnevoie.

Les deux conseillères communales suggèrent également le développement du système de vidéosurveillance au quartier de Bonnevoie, une extension des compétences des agents municipaux et la création d'un groupe de concertation "de haut niveau" voué à trouver des solutions mensuelles aux problèmes qui se présenteraient dans les quartiers concernés.

Ces propositions ont été soumises au collège échevinal de la Ville de Luxembourg mardi matin et seront débattues dans les semaines à venir. En attendant, les partis de l'opposition ont fait savoir qu'ils étaient contre plus de répression et une vidéosurveillance accrue dans ces quartiers. La conseillère déi Gréng Christa Brömmel a plaidé en faveur "d'un travail maximal de prévention". De son côté, le conseiller LSAP, Gabriel Boisante a demandé plus de mesures d'accompagnements pour les personnes en difficulté et a soutenu l'idée d'une meilleure infrastructure et une activité accrue dans les quartiers à problème.