L'Institut Pierre Werner a organisé une rencontre entre Jean-Claude Juncker et Norbert Lammert, l'ex-président du parlement allemand. Les discussions ont porté sur la démocratie au temps de la pandémie.

Au début de la crise sanitaire, Jean-Claude Juncker, aurait fait appliquer les règles de la même façon et aurait fermé les hôpitaux et maisons de retraite aux visiteurs. Il n'y avait pas d'autres moyens de régler cela, selon l'ex-Premier ministre et ex-Président de la Commission européenne.

La question est: combien de temps doit-on et peut-on maintenir les choses en l'état? "Si on revenait maintenant à une quarantaine massive, qui toucherait tout le pays, uniquement parce que des personnes ne se comportent pas comme elles le devraient, il me semble exclu de trouver à nouveau une majorité pour maintenir cela pendant une longue période. C'est pourquoi il faut savoir qu'on doit encore se conduire de manière responsable en ce moment!"

Le niveau de discipline dont font preuve les gens face à la crise, dépend conjointement de deux facteurs essentiels, selon Norbert Lammert. Leurs propres intérêts par rapport à la situation et les chiffres. Les victimes décédées et les emplois détruits sont perdus.

"Sous la pression d'une menace diffuse massive, pratiquement chacun est prêt, à court terme, à accepter quasiment toute restriction. Mais plus ces restrictions durent longtemps et plus elles sont rapidement relativisées des chiffres, plus vite ce consentement faiblit de même que la discipline qui l'accompagne."

Au niveau de l'UE, il a manqué des compétences européennes ces dernières semaines, ont déclaré Norbert Lammert et Jean-Claude Juncker lundi soir au cours de la discussion.

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