Ce mercredi, le Conseil de gouvernement a approuvé l’avant-projet de loi relatif à un régime d’aides en faveur du journalisme professionnel.

Plus que jamais, la crise liée au Covid-19 a montré l'importance des médias et des journalistes pour informer la population.

Paradoxalement, c'est dans cette période où les journalistes ont plus cravaché que jamais que les rentrées publicitaires qui font vivre les médias ont été les plus maigres.

Aussi, un soutien à la presse professionnelle est plus que jamais nécessaire. Un projet de loi est dans les cartons du gouvernement depuis plusieurs mois et il est heureux que ce soit maintenant qu'il passe enfin en Conseil de gouvernement.

Ce texte apporte deux changements de taille: il prend en compte tous les médias qu'ils soient imprimés ou en ligne et calcule les montants d'aides en fonction du nombre de journalistes.

Auparavant, le nombre de pages imprimées était comptabilisé, ce qui poussait certains titres à une inflation de programmes télévisés, mots-croisés et autres agendas qui n'avaient pas de réelle valeur ajoutée.

"Il s’agit d’un investissement dans le journalisme via la valorisation des journalistes, ce qui correspond à un véritable changement de paradigme. Aujourd’hui, plus que jamais, le travail des journalistes est d’une importance cruciale pour lutter contre les phénomènes de mésinformation et désinformation et nourrir le débat critique", souligne le Premier ministre et ministre des Communications et des Médias, Xavier Bettel.

"Soutenir à long terme un paysage médiatique varié, pluraliste et indépendant relève d’un impératif pour tout État démocratique, d’où nos engagements tant en faveur des éditeurs que du service public".

Autre avancée: les critères d’éligibilité sont élargis au-delà des trois langues officielles du pays, les mensuels et les publications gratuites sont rendus éligibles.

L’aide comporte deux parts: une aide à l’activité rédactionnelle et une aide à l’innovation. L’aide à l’activité rédactionnelle est constituée d’un montant annuel de 30.000 euros par équivalent temps plein de journaliste professionnel lié à l’éditeur par un contrat à durée indéterminée. L’aide à l’innovation comporte un montant forfaitaire de 200.000 euros.

Un régime transitoire de cinq ans vise à permettre l’adaptation au nouveau cadre légal à chaque éditeur.