Mardi, des chercheurs du Luxembourg Centre for Systems Biomedecine et de l’Université ont fait le point sur la situation de la pandémie de coronavirus au Luxembourg devant les députés des Commissions parlementaires de la Santé et de l'Education.

Comment évolue la situation au Luxembourg? Comment faut-il réagir à la hausse des nouvelles infections? Quelles sont les projections à court et à moyen terme?

Mardi matin, les députés des Commissions parlementaires de la Santé et de l'Education étaient réunis pour entendre les chercheurs venus faire le point sur la situation. Des doutes sont perceptibles. Les parlementaires s'interrogent aussi sur l'évolution de la pandémie.

La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a déclaré que ses équipes avaient beaucoup de travail pour l'instant pour retracer les contacts des personnes infectées. Même les vols sont analysés. La tendance actuelle pourra seulement être appréciée dans un à deux jours:

Paulette Lenert: "Hier par exemple, des listes de vols sont arrivées. Nous avons besoin de temps pour analyser tout cela et pour voir si nous avons à faire à quelques clusters ou si nous avons à nouveau une présence étendue au Luxembourg."

La dernière étape du déconfinement a-t-elle été un peu précipitée? Mardi matin, le ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch, a réclamé le rétablissement de restrictions dans la sphère privée sur Radio 100,7. Paulette Lenert commente ainsi le récent déconfinement: "La proposition du gouvernement était différente, des restrictions y étaient encore prévues dans la sphère privée. C'était l'opinion de la Santé. Nous devons évidemment, au sein du gouvernement, nous pencher sur ce que signifient ces nouvelles infections."

Le CSV avait demandé la présence des chercheurs du Luxembourg Centre for Systems Biomedecine et de l’Université à la séance de mardi matin. Ces derniers recommandent de miser massivement sur les tests pour éviter une deuxième vague. La présidente de groupe CSV à la Chambre, Martine Hansen, se demande comment y parvenir: "50 à 100.000 tests par semaine, nous n'y sommes pas encore. Les tests sont préparés jusqu'à fin juillet. Cela ne suffira pas."

Le premier parti d'opposition considère que l'on ne pourra pas éviter le recours à une appli de traçage et que les discussions sur le sujet doivent être menées rapidement. Martine Hansen est également préoccupée par la situation actuelle dans les établissements scolaires:

Martine Hansen: "Si la distanciation sociale ne peut pas être respectée à l'école, alors il y a un risque, disent les conclusions scientifiques. Mais dans une classe de 30 élèves, ces distances ne peuvent pas être respectées."

Cela ne vaut plus la peine maintenant de reculer sur le regroupement des classes, a ajouté Martine Hansen.