Des tonnes de fruits & légumes sont stockés chaque jour dans les halls à Ellange avant d'être distribués aux supermarchés ou restaurants.

Qu'il s'agisse de pommes en provenance d'Italie ou de salades arrivées d'Allemagne, les dépôts sont remplis et le travail ne manque pas. C'est en tout cas la situation du moment, suite à l'analyse des chiffres du Statec concernant le mois de mai. Les prix ont baissé d'environ deux pourcents par rapport au mois précédent. Malgré cette baisse, beaucoup de personnes ont l'impression que l'achat de produits frais est devenu beaucoup plus onéreux.

Selon les experts, cela dépendrait plutôt d'un changement dans notre manière de consommer.

L'ULC, l'Union luxembourgeoise des consommateurs, n'a pas non plus remarqué de hausse des prix considérable. Ici, un panier de produits bien défini est testé tous les mois dans les supermarchés afin de déceler une éventuelle fluctuation des prix des différents aliments. Le prix du chou-fleur a par exemple augmenté de 200 pourcents entre les mois de février et de juin.

Mais pourquoi avons-nous donc l'impression que tout est devenu plus cher ? Un élément de réponse se cache dans la quantité de produits que nous achetons, car en effet, nous consommons beaucoup plus qu'avant. Ces derniers temps, les supermarchés ont d'ailleurs dû être réapprovisionnés plus souvent que d'habitude.

Le prix d'un fruit ou d'un légume est composé de plusieurs éléments. C'est pour cette raison que les prix fluctuent aussi souvent, un peu comme une action à la bourse, mais ici ce sont des fruits et légumes qui sont cotés.

Les supermarchés appliquent également une marge sur le prix qu'ils ont payé pour acquérir la marchandise. Certains d'entre eux ont cassé les prix pour fidéliser et attirer de nouveaux clients. Cela ne veut pas dire que les prix n'augmentent pas, les aliments sont également impactés par l'inflation, qui fait grimper les prix d'année en année. Mais ces changements dus à l'inflation sont généralement atténués par l'index, du moins au Luxembourg.