L'ancien ministre de l’Économie et de la Défense a déclaré qu'il se rendrait volontiers en Commission budgétaire.

Étienne Schneider était l'invité de RTL dans le contexte des débats parlementaires concernant le deuxième satellite militaire d'observation commandé par le Luxembourg. Un projet fortement controversé après la multiplication par deux du prix total passant de 170 millions à 350 millions d'euros.

"Je n'ai rien à cacher et je me rendrai volontiers avec mes anciens collaborateurs en commission budgétaire afin de répondre à toutes les questions", a déclaré l'ancien ministre de l’Économie Étienne Schneider.

Il n'a cependant toujours pas reçu d'invitation de la part de la commission, trois mois après tourné la page de sa carrière politique. Il souhaite toutefois balayer toutes ces accusations le concernant. Selon lui, la stratégie de la défense a pris une autre direction depuis les dernières élections sous la responsabilité du nouveau ministre de la Défense François Bausch (Déi Gréng) qui aurait remis le projet en question.

Diane Adehm, la présidente de la commission budgétaire et de contrôle, voit ce projet de satellite d'un œil critique: un "projet prestigieux" qu'Etienne Schneider aurait voulu pousser à la Chambre encore avant les élections. Selon la femme politique du CSV, il n'y aurait aucune plus-value pour notre pays.

Si ce projet est maintenu malgré les critiques, ce dernier devrait être lancé en 2022 depuis la base de Kourou en Guyane française. La société OHB Italia est responsable de la construction et du lancement du satellite. L'exploitation devrait être effectuée par une autre société, pour laquelle le gouvernement devrait se faire conseiller par PwC, qui a déjà réalisé un audit dans ce dossier.

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