La crise du coronavirus a fortement sollicité les ressources de la police, qui peine à trouver de nouvelles recrues au Luxembourg. L'ouverture de la profession à des ressortissants de l'UE est une option, déclare Bausch.

Dans le cadre d'un débat de consultation mardi à la Chambre des députés, François Bausch a présenté plusieurs pistes à suivre dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la police. Le problème reste le recrutement, qui a été trop longtemps négligé, selon le ministre.

"Nous avons toujours à la police un manque chronique de personnel, qui nous donne du fil à retordre. Nous n'avons pas encore réussi à le résoudre et cela nous cause beaucoup d'embarras dans notre travail au quotidien..."

La crise du coronavirus a fortement sollicité les ressources de la police et montré que le recrutement doit être en haut de la liste des priorités.

C'est surtout dans les régions plus rurales que la réorganisation du territoire a entraîné des problèmes organisationnels ces dernières années, des problèmes qui seraient au fond rapidement résolus par l'avancement de nouveau personnel, constate l'opposition.

"Je pense que de nombreux maires se sont fait des soucis. Est-ce qu'il y a encore suffisamment de policiers pour les citoyens? Y a-t-il assez de possibilités de trouver un interlocuteur pour les communes? Des préoccupations justifiées. Tout cela ne fonctionne pas encore comme cela devrait, mais cela vient surtout du fait que nous avons toujours un manque chronique de personnel.“

Bientôt des ressortissants de l'UE dans la Police grand-ducale?

Au cours de la discussion sur le recrutement, Stéphanie Empain, députée des Gréng, a avancé la question de la nationalité, certaines conditions, comme la connaissance de la langue luxembourgeoise, pouvant être maintenues. Cette proposition pourrait être envisagée si le manque de personnel n'est pas comblé.

Le député CSV Léon Gloden est allé plus loin. Dans une motion, il a présenté une proposition de loi qui pourrait autoriser des ressortissants de l'Union européenne à devenir membres de la police, à la condition que les candidats connaissent les trois langues nationales et avec la possibilité d'obtenir la nationalité luxembourgeoise par option, c'est-à-dire sans le délai de cinq ans. La motion a été adoptée par 54 voix pour, quatre contre et deux abstentions.

Le ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch, a trouvé que cette motion était une excellente chose, qui pourrait aider dans la situation actuelle.

Un plan de recrutement a été élaboré préalablement avec le syndicat concerné. Des améliorations vont aussi être apportées dans la carrière B.

Pour décharger la police de certaines tâches, il faudrait aussi embaucher des personnes civiles pour effectuer les tâches administratives.