Tout juste arrivés, les nouveaux résidents du Luxembourg s'installent principalement près de la capitale. Voici leurs communes préférées.

Mercredi, nous évoquions l'immigration des Français, devenue ces dernières années plus importante que celle des Portugais. Aujourd'hui, nous nous intéressons à un phénomène plus général: où s'installent les nouveaux résidents?

Dans sa publication de mai 2020 consacrée à l'immigration, le Statec note que les arrivants ne se répartissent "pas de manière homogène à travers le territoire national".

Globalement, ces nouveaux résidents emménagent au Luxembourg pour y travailler et dans une moindre mesure, pour retrouver un membre de leur famille. "Les nouveaux arrivants ont donc souvent tendance à s’installer dans un premier temps à proximité des grands pôles d’emplois de la Ville de Luxembourg et de ses communes environnantes" constate le Statec.

Luxembourg et les communes proches, comme Strassen, Bertrange, Kopstal et Hesperange, présentent des taux d'immigration supérieure à la moyenne nationale, d'après l'institut de statistiques. Plus loin de la capitale, Esch-sur-Alzette, et les communes plus rurales de Berdorf, Bourscheid, Weiswampach et Esch-sur-Sûre, sont également des lieux d'installation privilégiés. Dans le cas de Berdorf, le Statec avance que le foyer de réfugiés de Weilerbach pourrait expliquer cette dynamique.

En rouge foncé, les communes accueillant de nombreux nouveaux résidents. En clair, celles qui en comptent le moins. / © Statec

Concrètement, au cours des années 2010, les villes de Luxembourg (9.495), Esch-sur-Alzette (1.396) et Differdange (806) ont accueilli le plus grand nombre de migrants. "Les communes avec très peu d’habitants en présentent les effectifs les plus faibles : Grosbous (12), Saeul (13) et Wahl (14)."

À l'inverse de ce qui est relevé dans les centres urbains, "les taux d’immigration les plus bas s’observent en grande partie dans les communes rurales du centre-nord et nord du Luxembourg et dans celles longeant la frontière allemande". C'est également le cas dans certaines communes en périphérie de la capitale, notamment Reckange-sur-Mess, Käerjeng, Dalheim, Weiler-la-Tour, Kehlen... "Malgré leur grand passé migratoire, les communes de l’ancien bassin minier ("Minette") présentent aujourd’hui des taux d’immigration relativement faibles (sauf Esch-sur-Alzette et Differdange)."

Passées ces premières installations, le Statec constate ensuite des déménagements dans des régions plus rurales du Luxembourg. "Le prix moins élevé des logements et des terrains à bâtir y joue évidemment son rôle" conclut l'institut.